Alex Bakri
Alex Bakri, né en 1978 en Galilée (Israël depuis 1948), a étudié les métiers du cinéma à Tel-Aviv. Il se forge une solide carrière de monteur, par ex. sur Of Fathers and Sons de Talal Derki (2017), film allemand nommé aux Oscars.
Il joue dans The Time That Remains (2009) d’Elia Suleiman ou encore dans Let It Be Morning (2021) du réalisateur israélien Eran Kolirin, adaptation d’un roman palestinien. Le film est sélectionné pour « Un Certain
Regard » à Cannes. Les acteur·trice·s presque tous·tes palestinien·ne·s considèrent que labelliser le film comme «israélien» contribue à effacer l’identité palestinienne. Iels refusent de servir de vitrine à l’Etat israélien et ne se rendent pas à Cannes.
Depuis 2007, il a réalisé plusieurs courts-métrages dont Ajameyoun (2007), ainsi que des installations vidéo. En 2011, le cinéaste allemand Marcus Vetter vient avec une ONG allemande afin de restaurer le cinéma de Jénine détruit en 1987 lors de la 1ère Intifada. Alex Bakri est le directeur de la photographie. Le film sur ce projet Cinéma Jénine – l’histoire
d’un rêve sort en 2012. Mais Alex Bakri ne se retrouve pas dans ce récit et décide, à partir de ses images prises à l’époque, de réaliser un nouveau documentaire, 10 ans plus tard, pour raconter une toute autre histoire : Habibi Hussein (2025).
Depuis 2013, il vit en Allemagne et travaille en tant qu’indépendant pour des productions cinéma et TV.