CONTRE L’EFFACEMENT
Gaza : 3 ans de génocide et encore tous les jours des morts, sous les bombes, à cause
de la misère terrifiante, et poussés à la mer par l’occupant. Cisjordanie et Jérusalem-est: plus de 80 ans de colonisation et de nettoyage ethnique. La violence des attaques de colons, soutenus par l’armée, n’a plus de limites : villages assiégés, maisons et écoles brûlées, camps de réfugiés détruits, des milliers de déplacés forcés et assassinés.
9’350 otages palestiniens, affamés, torturés, assassinés dans les prisons israéliennes.
Partout en Palestine, Israël s’acharne à détruire le système d’éducation et de formation, socle de la société palestinienne.
Un peuple, une terre, menacé·e de jour en jour de disparition sous les coups de l’Etat sioniste et génocidaire, avec la complicité des Etats occidentaux, dont la Suisse. MAIS le peuple palestinien continue de résister. Les cinéastes aussi résistent, même si produire un film n’a jamais été aussi difficile.
Résister contre l’effacement…
c’est amplifier les voix des Palestinien·ne·s de 48, qui, comme dans le film de Ward Jaraisi, racontent leur résistance si peu connue à Nazareth en 1958.
c’est faire vivre les archives du cinéma palestinien. Depuis 20 ans, Mohanad Yaqubi cherche dans le monde entier des anciens films de la lutte palestinienne, les restaure et les diffuse. Comment gérer toutes ces collections, d’un point de vue politique et artistique ? Comment les faire vivre ?
c’est rappeler obstinément que la colonisation et l’occupation militaire sionistes ont commencé avant 1948, comme le fait Gaza Ghetto : portrait d’une famille palestinienne entre 1948 et 1984. C’est mettre en avant la force des Gazawyat, ces femmes qui luttent chaque jour aujourd’hui pour leur dignité. C’est aussi faire entendre la voix de ce père harcelé aujourd’hui par la bureaucratie israélienne, humilié par les racistes sionistes, incompris par sa famille, dans Conversation with the Sea qui sera le film de notre soirée d’Ouverture.
c’est refuser la destruction des salles de cinéma et en ouvrir de nouvelles. Les films de Rana Abushkhaidem, Khalil Almuzayen et d’Alex Bakri suscitent de nombreuses questions: pourquoi tant de cinémas ont été détruits, même un cinéma tout neuf, qu’est ce qui encourage une association à ouvrir aujourd’hui une salle de cinéma à Hébron ? La table ronde avec tous nos invité·e·s répondra à ces questions.
c’est continuer à former des jeunes cinéastes, comme le fait l’Université Dar Al-Kalima à Bethléhem et à diffuser leurs films. En lien avec cet objectif, PFC’E a proposé au MEG de soutenir la réalisation d’un court-métrage d’étudiant·e sur le thème de l’expo du MEG « Le futur, c’est quoi ? », question éminemment d’actualité pour les Palestinien·ne·s, où qu’iels vivent. La lauréate, Fairouz Hasan, présentera son film lors de l'Ouverture.
Bienvenue à Genève à Fairouz Hasan, Mohanad Yaqubi, Muayad Alayan, Ward Jaraisi, Alex Bakri et Izzat Karaki de Ahmad Film House à Hébron. Et par visioconférence, à Abdallah Al-Khatib et Bisan Owda à Gaza.
Le comité
23.09.2026