Catalogue

Découvrez tous les films projetés par PFCE depuis sa création. N’hésitez pas nous contacter si vous désirez projeter un de ces films, nous pouvons vous renseigner.

image du film 3000 nuits

3000 nuits
٣٠٠٠ ليلة‎

Mai Masri
2015 — 103 min.
Fiction

Scénario: Mai Masri
Interprétation: Maisa Abd Elhadi, Nadira Omran, Rakeen Saad
Production: Les Films d’Ici, Nour & Orjouane
Palestine, France, Jordanie, Liban, Qatar, EAU

Prix TaoEduyouth au Festival de Taormina, Italie (2016)
Prix du Jury de la Jeunesse Prix du Jury des Femmes au Festival Paysages de Cinéastes (2016)
Prix du jury des jeunes au FIFDH, Genève (2016)

Layal, une jeune enseignante palestinienne, se fait arrêter et incarcérer dans une prison israélienne hautement sécurisée où elle donne naissance à un garçon. Luttant pour survivre et élever son nouveau-né derrière les barreaux, elle est tiraillée entre son instinct de mère et les décisions difficiles qu’elle doit prendre. Elle trouve dans sa relation avec les autres prisonnières, palestiniennes et israéliennes, l’espace et le temps nécessaires pour réfléchir, s’assumer et devenir une jeune femme.

 

Suivi d’un débat sur les « Prisonnières palestiniennes en Israël »
Depuis 1967, plus de 750’000 Palestiniens des Territoires occupés ont été incarcérés dans les prisons israéliennes, soit 30 % de la population. Au moment de la 1ère Intifada, les femmes étaient 125. En août 2016, elles étaient 56 parmi 7’000 prisonniers. (source : Badil-Adameer)
Avec Manon Schick, directrice d’Amnesty International Suisse et Soha Bechara, auteure et ancienne détenue dans la prison israélienne de Khiam au Sud-Liban. Modération : Riccardo Bocco, professeur à l’IHEID.

Voir la vidéo de la soirée

 

Production: Rose Production
VO (français)
Première suisse

 

Des Français, nés à Jaffa, Bethléem et Jérusalem racontent leurs souvenirs d’enfance dans la Palestine des années 20-30 sous Mandat britannique. Leurs parents étaient consul, chirurgien, commerçant, certains depuis plusieurs générations, liés à la bourgeoisie palestinienne. Ils sont des témoins directs des bouleversements profonds que le pays va subir jusqu’au lendemain de la création de l’État d’Israël. Maryse Gargour a questionné par exemple les enfants du Dr Bourreau, directeur de l’hôpital français de Jaffa de 1930 à 1952.

Les témoignages recueillis, complétés de correspondances personnelles, d’archives diplomatiques et audiovisuelles inédites, de journaux d’époque, nous transportent dans la Palestine multiculturelle de cette époque.

image du film A un pas et demi

A un pas et demi
خطوة ونص

Enas Ayish
Documentaire

2011 – 6 min
Scénario et réalisation: Enas Ayish
Production: Shashat

Appeler un taxi et partir découvrir la ville qu’elle ne connaît pas alors qu’elle se trouve à un pas et demi de chez elle, voilà ce qu’a décidé Enas! Incroyable? Quand on habite à Gaza, décider de briser les barrières qu’on a petit à petit intégrées… poids de l’occupation israélienne, restrictions de sa propre société… pas si facile.

image du film A very hot summer

A very hot summer
صيف حار جداً

Areej Abu Eid
2016 — 17 min.
Documentaire

Scénario: Areej Abu Eid
Image: Motaz Alaaraj
Montage: Mahmoud Abu Ghalwa
Production: Shashat Women Cinema, Alia Arasoughly, Palestine Cfd-Feminist peace organisation, Suisse

Gaza, été 2014. C’est Ramadan, l’été est très chaud, sans électricité, sans ventilateur. « Nous pensions que ce serait comme la 1ère et la 2ème guerres mais non, celle-ci est différente. C’est la folie nuits et jours. On essaie de dormir parci par-là, quand les bombardements s’arrêtent. La chaleur est vraiment insupportable, comme si l’enfer avait ouvert ses portes, le ciel est rouge cramoisi toute la nuit comme s’il y avait des feux d’artifices, comme dans un film d’horreur. Et nous sommes dedans ». Explosion. Elle reconnaît les mains de sa sœur sur la civière de l’ambulance.

image du film Al Obour (The Crossing)

Al Obour (The Crossing)
العبور

Ameen Nayfeh
2017 — 11 min.
Fiction

Production: Odeh Films-May Odeh, Palestine

VO (sous-titré français)
Première suisse

Shadi et sa sœur Maryam sont très excités à l’idée de pouvoir rendre visite à leur grand-père malade, de l’autre côté du Mur. Leur grand frère Mohammed arrive à la dernière minute avec les permis qui leur permettront de franchir le checkpoint. Mais avoir un permis n’est parfois pas suffisant pour passer!

image du film Al Quds-The Workshop

Al Quds-The Workshop

Raff Fluri
2015 — 102 min.
Documentaire

Production: Suisse

Nominé pour le Berner Filmpreis 2015

Dans les années 80, presque tous les cinémas ont fermé leurs portes en Palestine. Ce n’est que près de 30 ans plus tard que certains ont rouvert. En 2012, le projectionniste suisse Raff Fluri a l’occasion de donner un cours de projection 35 mm au Centre culturel de Yabous à Jérusalem. Il n’a que très peu de temps pour transmettre le plus de connaissances possibles. Il propose une petite caméra aux participants qui filment le cours pour le visionner ensuite. Petit à petit, l’atelier va au-delà de la simple formation et devient pour les participants un voyage de découverte dans leur propre pays. Venus des 4 coins de Cisjordanie et de Gaza, certains sont pour la première fois à Jérusalem. Il se trouve que la caméra les accompagne également pendant leur temps libre…

« Ce film est évidemment subjectif. Même si des avis sont sujet à controverse, il y a toujours quelque chose de vrai. Les habitants de ce pays sont entourés d’infos et de rumeurs. Ça m’a tellement frappé quand Ramzi, cinéaste et projectionniste, a dit que pour lui la distance entre Ramallah et Gaza était la même qu’entre Ramallah et la Suisse ! »

2015 – 90 min
Scénario: Muayad Alayan, Rami Alayan
Interprétation: Sami Metwasi, Maya Abu Alhayyat, Ramzi Maqdisi, Riyad Sliman
Production : PalCine Productions

Un voleur de voiture palestinien se retrouve dans la pire histoire de sa vie quand il découvre, dans le coffre de son dernier larcin, un bagage très encombrant. Il croyait avoir volé un véhicule israélien avec lequel il allait gagner facilement de l’argent et payer le bakchich qui lui garantirait un visa pour l’étranger et un départ loin de son histoire d’amour détruite. Cet espoir s’envole en fumée quand il se retrouve coincé entre une milice palestinienne et les services secrets israéliens.

Moussa n’est pas un héros, il fait des coups, pourtant ce n’est pas un homme mauvais. Il a grandi dans un camp de réfugiés avec beaucoup de rêves de liberté. «Mais comme beaucoup de gens de sa génération, il se retrouve dans la dure réalité de la vie d’un camp, dans une société frustrée, en attente perpétuelle du jour où il pourra vivre comme il l’entend».

 

“Ce film est le résultat de plusieurs histoires dont j’ai été le témoin, d’expériences personnelles, de sujets d’actualité, des morceaux de vie de tous les Palestiniens.”
Muayad Alayan, réalisateur

image du film APPEL DE GAZA

APPEL DE GAZA
غزة تنادي

Nahed Awwad
Documentaire

2012 – 64 min
Scénario et réalisation: Nahed Awwad
Production: Palestine, DDC (coopération suisse), UAE

Samer étudie à l’Université de Birzeit, près de Ramallah en Cisjordanie. Sa famille vit à Gaza, en principe à une heure de route. Ils ne se sont pas vus depuis six ans.

Quand Mustapha est allé rendre visite à son père à Gaza en 2006, il avait 18 ans. Il n’a jamais été autorisé à revenir à Ramallah. Sa mère, Hekmat, se bat pour le revoir, depuis sept ans.

Les deux garçons partagent le même «crime»: être enregistré avec une adresse de Gaza sur leur carte d’identité. Selon la loi israélienne, ils sont considérés comme des «infiltrés».

Deux familles déchirées. Leurs vies sont un combat permanent. Les parents ne peuvent parler à leur fils que par téléphone. Les sœurs ne voient leur frère que par skype. Des mères et des enfants qui se battent pour être enfin réunis…

image du film As the Poet said

As the Poet said
كما قال الشاعر

Nasri Hajjaj
2009 — 58 min.
Documentaire

VO (sous-titré français)

As the Poet Said est un voyage initiatique sur les traces du poète palestinien Mahmoud Darwich. Les paysages de son enfance, les trajets empruntés de son exil ou les objets familiers parlent pour donner vie à sa poésie. Sa voix, si particulière, rythme les chants de sa terre natale, la douleur de l’exil, la certitude du retour.

Poèmes repris par des écrivains du monde entier qui l’ont connu et aimé et qui l’ont accompagné dans un voyage au cœur de la Palestine.

image du film Ave Maria

Ave Maria
السلام عليك يا مريم

Basil Khalil
2015 — 15 min.
Fiction

Scénario: Basil Khalil, Daniel Yanez
Interprétation: Maria Zreik, Huda Al Imam, Shady Srour, Ruth Farhi, Maria Koren
Production: Incognito Films
France, Palestine, Allemagne

Désert rocailleux de la Cisjordanie: la routine d’une petite communauté de religieuses ayant fait vœu de silence est chamboulée par une famille de colons israéliens dont la voiture a percuté le mur du couvent.

L’heure de Shabbat arrive et les colons égarés veulent impérativement rentrer chez eux. Les règles de Shabbat ne peuvent être transgressées et les nonnes ne veulent pas briser leur vœu de silence. Les colons et les religieuses vont devoir dépasser leurs interdits respectifs et trouver une solution peu « orthodoxe ».

« Ces situations exceptionnelles et absurdes ont toujours suscité mon intérêt, parce qu’elles recèlent des histoires profondément humaines et incroyables ».

image du film Ayny – Mon deuxième œil

Ayny – Mon deuxième œil
عيني

Ahmad Saleh
2016 — 11 min.
Animation

Scénario: Ahmad Saleh
Production: Stefan Gieren, Allemagne

VO (sous-titré français)
Première suisse

Une guerre cruelle a détruit la maison de deux frères. Ils trouvent refuge sous le manteau de leur mère. Pour eux, elle sème les graines qui deviendront fleur, arbre, maison. Mais un jour, ils découvrent l’oud, un instrument d’une grande beauté dont ils tombent amoureux.

« Pour moi le sujet du film, c’est la force magique de la survie. Cette force singulière des gens confrontés à la guerre ou à l’exil. Comme s’ils avaient en eux des  ressources inouïes, qui n’existent pas en temps de paix ».

image du film Bateau de papier

Bateau de papier
قارب ورق

Mahmoud Abu Ghalwa
2015 — 15 min.
Fiction

Palestine

Prix du meilleur court-métrage au Festival Palest’ IN & OUT 2016, Paris

« Si nous choisissons d’endurer cet esclavage nous-mêmes, nous n’avons pas le droit de le transmettre à nos enfants. »

Alors qu’à Gaza les gens vivent dans la contrainte quotidienne de trouver de la nourriture et un peu de sécurité, un homme a la tête prise par une autre préoccupation vitale : il ne veut pas avoir d’enfant par crainte que cet enfant endure la même situation que tous vivent depuis trop longtemps ici. Sa femme, au contraire, émue, passionnée, se réjouit d’être mère, sûre que cet enfant va colorer sa vie poussiéreuse.

La radio annonce à nouveau les bombardements israéliens. Le jeune couple se terre dans leur maison sans fenêtre. L’homme ne peut plus cacher sa peur à l’idée de la naissance de l’enfant. Que peut-il faire pour échapper à cette amère réalité ?

image du film Black & White

Black & White
أبيض وأسود

Rana Mattar
2012 — 9 min.
Documentaire

Scénario et réalisation: Rana Mattar
Production: Shashat

A Gaza, des femmes ont renoncé à être des athlètes, mais d’autres veulent marcher sur les pas de leurs ainées malgré les sirènes d’arrêt de la société. Des photographies et des témoignages de championnes évoquent leur statut durant les années 60’ et 90’.

image du film Bonboné

Bonboné
بونبونة

Rakan Mayasi
2017 — 15 min.
Fiction

Interprétation: Rana Alamuddin, Saleh Bakri
Production: Groundglass235, Palestine Liban

Meilleur court-métrage, Festival International de Films de Moscou (40e ); Oeuf d’or, Künstendorf, Film & Music Festival, Serbie

VO (sous-titré français)

Dans une prison israélienne, un prisonnier palestinien reçoit la visite de sa femme, qui conçoit une opération audacieuse pour réaliser un de leurs
désirs secrets.

Initiateur du projet: Stefan Ziegler
Production: Stefan Ziegler, Advocacy Productions, Genève

VO (sous-titré français)
Première européenne

En 2002, le gouvernement israélien entreprend la construction d’un mur d’apartheid de 700 km de long, le long de la « ligne verte » (conquêtes de 1967) et incluant les colonies, sur les terres de Cisjordanie.

En 2004, l’Assemblée générale de l’ONU demande à la Cour Internationale de Justice (CIJ) de donner un avis consultatif sur la légalité de cette construction sur les terres de Cisjordanie. La CIJ déclare que la construction du Mur sur le territoire palestinien est contraire au droit international et somme Israël de l’arrêter et de réparer les dommages provoqués par sa construction.

Douze ans après, Israël n’a pas cessé ni réparé ses dommages. Au contraire, en l’absence de pressions de la communauté internationale, le Mur est presque achevé. Broken voyage à travers 3 continents à la rencontre des juges de la CIJ, de diplomates, d’experts. Il exprime l’espoir brisé des Palestiniens : « Comment expliquer que deux résolutions de l’ONU et l’avis de la CIJ puissent être à ce point ignorés par l’ensemble de la communauté internationale ? » questionne le cinéaste.

«Jamais je n’ai entendu des juges parler aussi franchement du droit international. Ce film va déclencher un débat tranchant ! C’est un must pour toutes les bibliothèques de droit.» Jean Ziegler, membre du Comité consultatif du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies.

image du film Challenge

Challenge
تحدي

Nizar Hassan
2001 — 21 min.
Documentaire

Scénario: Nizar Hassan
Avec Nizar Hassan, Raed Andoni
Production: Dar Films Productions-Ramallah, Mashad Productions-Nazareth

Un festival à Gaza propose à des cinéastes palestiniens de faire un film sur l’Intifada à partir de l’image de l’évènement tragique qui a fait le tour du monde : l’assassinat du petit Mohammad Al-Durra.

Le réalisateur Nizar Hassan à Nazareth et son collègue cinéaste Raed Andoni à Bethléhem tentent de se retrouver à Ramallah. Leur projet se heurte aux obstacles devenus depuis si « habituels » pour les PalestinienNEs qui ont des cartes  d’identité de couleur différentes : routes de contournement très longues, routes fermées, couvre-feu, checkpoints israéliens infranchissables pour le Palestinien de Cisjordanie, … L’impossibilité de travailler devient le sujet même du film, en même temps qu’une réflexion critique sur l’image et l’identité palestinienne.
« – Comment vous nous enverrez le film à Gaza ? – T’en fais pas, on trouvera des copains étrangers ».

2003 – 7 min
Réalisation et scénario: Sharif Waked

Des hommes à la démarche féline défilent sur une musique rythmée. Beaux, sensuels, sexuels. Fermetures à glissière, peignoirs  entrouverts, habits tissés de filets, hottes, boutons soulignent ici une poitrine qui palpite, là un bas-ventre frémissant lézardé par une balafre.

Un défilé de mode bien singulier qui allie une plastique léchée à une violence palpable. Puis changement radical. En 7 minutes, Chic point nous plonge dans un univers où s’entremêlent esthétique, humiliation, malaise.

image du film Coffee Pot

Coffee Pot
دلة قهوة

Thaer Al Azzah
2018 — 9 min.
Fiction

Scénario, montage: Thaer Al-Azzah
Interprétation: Joma’ Sdoq, Wisam Al-Jafari, Thaer Al-Azzah, Ayman Dawoud
Production: Dar Al-Kalima, University-College of Arts & Culture

VO (sous-titré français)
Première européenne

Jum’a vit dans un camp de réfugiés. Chaque matin, il se rend à l’entrée du camp pour gagner sa vie en vendant du café. Il essaie de trouver du travail supplémentaire mais le seul disponible est de démolir une maison palestinienne avant que l’occupant s’en charge et fasse payer les frais au propriétaire.

« Je voulais que les gens fassent attention à Jum’a et ne passent plus à côté de lui tous les jours sans le voir. »

image du film Condom Lead

Condom Lead
واقي ضد الرصاص

Ahmad et Mohamed Abu Nasser
2013 — 14 min.
Fiction

Scénario : Ahmad et Mohamed Abu Nasser
Image-montage : Zaïd Baqaeen
Interprétation : Maria Mohammedi, Rashid Abdelhamid, Eloïse von Vollenstein
Production : Made in Palestine Project, Rashid Abdelhamid

« Plomb durci », le nom donné à l’offensive israélienne contre la bande de Gaza en 2009, dit à lui seul sa brutalité. La durée du siège aussi: 22 jours consécutifs. Terrorisé, désespéré, bloqué dans une telle violence, le premier instinct humain, dans cette situation, est de manger, trouver un lieu chaud et une source de lumière. Des gestes banals pour revenir à la vie et rechercher un minimum d’équilibre.

« En pleine guerre, faisons-nous l’amour ? » questionnent les frères Abu Nasser.
Non. La recherche de tendresse ou l’instinct sexuel sont tout à coup coupés. Le lit conjugal devient une sorte de no man’s land. Toute tentative de faire l’amour est une vaine résistance contre la peur de la prochaine bombe.

Les bruits infernaux des avions, des missiles,… toutes ces machines de guerre vont finalement coloniser le corps et l’âme.

« Quel préservatif peut protéger de cela ? »


VO (sous-titré français)
Première suisse

Le 9 avril 1948, l’Irgoun et d’autres milices juives entrent dans le paisible village de Deir Yassin, à 5 km à l’ouest de Jérusalem. 250 hommes, femmes et enfants sont massacrés, les survivants sont chassés.

La nouvelle du massacre se répand, semant la terreur et précipitant l’exode.

Plus de 60 ans plus tard, cinq Palestiniens, Palestiniennes, rescapé.e.s de ce massacre, se souviennent.

image du film Depuis que tu n’es plus là

Depuis que tu n’es plus là
من يوم ما رحت

Mohammed Bakri
2005 — 58 min.
Documentaire

Production: Avi Kleinberger, Ness Com & Prod Ltd

Mohammed Bakri se rend sur la tombe de son ami et mentor, l’écrivain palestinien et membre de la Knesset Emil Habibi. Ensemble ils avaient rêvé d’une possible coexistence entre les peuples palestinien et israélien. Dans ce moment intime, il tente de lui résumer les changements aussi bien personnels que politiques qui se sont produits en Israël et en Palestine depuis sa mort.

Bakri revient sur les évènements qui ont ébranlé ses convictions : le tumulte provoqué par son film Jenin, Jenin en 2002, l’implication de son neveu dans une attaque contre un bus israélien. « Les médias israéliens ont utilisé cet acte, que je réprouve totalement, pour faire un amalgame entre le terrorisme et mon film. Ils ont sali mon nom et voulu détruire ma famille. Des députés israéliens ont pu dire à la Knesset que j’étais « un terroriste » sans que cela ne provoque de réactions».

Riche en archives et extraits de films personnels, Depuis que tu n’es plus là est comme une lettre très personnelle à un ami éloigné.

image du film Diary Under Siege

Diary Under Siege

Dominique Fleury, Moaz Sabbagh
2016 — 11 min.
Documentaire

D’après le journal de Mohamad Abu Almajd
Production: Suisse

Ce film est un extrait du journal de Mohamad Abu Almajd, un Palestinien qui vit au camp de Yarmouk. Depuis le 1er avril 2015, date de l’entrée de Daesh au camp déjà en état de siège, il a filmé chaque jour un évènement, une rencontre, muni d’un simple téléphone portable. Il veut ainsi témoigner de son quotidien, laisser une trace, partager son vécu et ses espoirs avec ceux qui sont en dehors du camp.

2008 – 5 min
Scénario et réalisation: Amer Shomali
Production: Zan Studio

«Dis-moi ce que cela peut faire de tout perdre quand tu n’as plus rien du tout ?! Cette situation me rend malade, je n’en peux plus… Et de toute manière… qu’est-ce que tu insinues lorsque tu dis que je vais mourir?!», m’a dit un jour un kamikaze. Palestine, la grande prison, l’illusion de la paix, l’étouffement quotidien et la soif de liberté».

Amer Shomali, réalisateur

Scénario: Dima Abu Ghoush
Production: Collage Productions-Palestine

Première suisse, VO (sous-titré français)

Emwas… Emmaüs en français, un village palestinien rasé après la guerre des Six jours le 6 juin 1967. Des souvenirs en reconstruction… lorsque Dima, la réalisatrice, née à Emwas, décide de réaliser une maquette du village tel qu’il était avant 1967 et l’exode forcé de ses habitants.

Tout en cherchant où placer sa maison miniature, chaque habitant se souvient : l’école, le cimetière, le puits, le monastère, le cyprès… Et si on pouvait y revenir ?

Toute sa vie, Dima a entendu des histoires à propos d’Emwas. Mais elle n’a connu que le parc Ayalon-Canada où elle et sa famille retournaient manifester chaque 6 juin, où les arbres plantés avec l’argent récolté par le Fonds national juif du Canada cachaient la destruction de son village, la colonisation.

Adar avait 14 ans quand il s’est caché dans la crypte du monastère de Latrum, pendant l’attaque du 6 juin 1967. « C’est le début de la défaite, de l’arrachement. Ici a commencé notre vie de réfugiés ».

image du film Enquête personnelle

Enquête personnelle
خلقنا وعلقنا

Ula Tabari
2002 — 90 min.
Documentaire

Scénario: Ula Tabari
Image: Pascale Granel
Production: ADR Production & ZDF TV
Palestine, France, Allemagne

«  Ils ont trouvé ici les falafels, ils ont mis leur drapeau dessus et ils disent que c’est à eux ! »

Tous les enfants palestiniens hissent le drapeau israélien et chantent en arabe à la gloire d’Israël, le jour de l’Indépendance. Chaque année, ils préparent pour la fête des danses, du théâtre, des chansons, avec des drapeaux partout ! « Personne
ne disait rien. Mais le jour officiel de l’Indépendance quand toutes les familles et les amis sont censés aller pique-niquer quelque part ou aller à la plage, mon père était toujours malade et nous ne quittions jamais la maison ».

Comment vivre en tant que Palestinien avec la carte d’identité de l’État juif israélien, tout en portant l’histoire, l’appartenance et les rêves palestiniens ?

« Pour l’histoire juive, bien sûr, on peut revenir en arrière, et même des milliers d’années. Moi, par contre, je n’ai même pas le droit de demander l’histoire de mon grand-père, qui était là il y a 50 ans ».

image du film Ford Transit

Ford Transit
فورد ترانزيت

Hany Abu Assad
Documentaire

2003 – 80 min
Scénario: Hany Abu Assad – Bero Beyer
Production: Bero Beyer

Au milieu de la ronde incessante de minibus flambant neufs, de marque Ford Transit, Rafik attend, au volant de son taxi collectif, «le sherout», les usagers du tronçon Ramallah-Jérusalem. Champion d’audace et d’ingéniosité pour couper les files aux checkpoints ou pour dénicher des pistes de contournement, il est, à ce jeu-là, le plus frondeur, le plus roublard… et le plus bavard.

Il mêle ses propres commentaires avisés ou désabusés à ceux des usagers, transformant son sherout en une agora tragique des temps modernes. Dans cet exercice d’équilibriste bien palestinien, Rafik peut rencontrer la mort. «Elle est si proche de nous qu’on n’en a plus peur. Et de tout façon, la vie ici n’a plus d’importance».

Attention! Ce film est exceptionnellement projeté avec des sous-titres anglais

image du film From Beneath the Earth

From Beneath the Earth
من تحت الأرض

Sami Alalul
2017 — 21 min.
Documentaire

Production: Mideast Tunes Breathing Stories, Ramallah

VO (sous-titré français)
Première suisse

Maysa Daw de DAM, Saaleek, Shadi Zaqtan, Apo & the Apostles et Rasha Nahas, cinq artistes de Palestine, racontent leurs luttes créatives pour exprimer avec leurs musiques et leurs mots, à la fois le personnel et le politique dans lesquels ils-elles vivent. Ce film explore les intersections qui existent au coeur de ces musiques et fait résonner les voix qui montent de l’underground.

image du film Grève de la faim

Grève de la faim
الأمعاء الخاوية

Ashraf Mashharawi
Documentaire | Fiction

2014 – Docu-Fiction – 47 min

Grève de la faim ouvre sur une fouille corporelle dégradante d’un prisonnier. La scène, à la limite du soutenable, donne le ton du film. Construit sur une alternance de témoignages poignants et de reconstitutions, ce docufiction retrace les mouvements de grève collectifs ou individuels des prisonniers et prisonnières palestiniens depuis 2008.

Deux récits: Ayman Al Sharawna a résisté aux pressions, humiliations et menaces durant plus de cent jours sans manger. Hana Shalabi, jeune femme voilée, déshabillée et fouillée devant les soldats israéliens, puis retenue en détention administrative en violation de la loi, a obtenu sa libération après plus de trente jours de grève de la faim.

Les témoignages d’avocats des droits humains et d’anciens prisonniers irlandais de l’IRA permettent de comprendre ces mouvements de résistance. Sans un relai international, les grèves de la faim seraient vouées à l’échec.

image du film Haïfa

Haïfa
حيفا

Rashid Masharawi
Fiction

1996 – 75 min
Interprétation : Mohammad Bakri, Hiam Abbas, Ahmad Abu Sal’oum
Musique : Saïd Mouraad – Sabreen
Production : Henri Kuipers – Rashid Masharawi
Meilleure création artistique, Medfilm de Rome – 1995 / Prix d’interprétation: Mohammad Bakri / Festival de Barcelone – 1995

Nabil, l’idiot du village, traîne les pieds dans les ruelles du camp, en criant «Haïfa, Acre, Jaffa». Il poursuit l’espoir que les accords de paix vont lui permettent d’épouser sa cousine dans sa ville bien-aimée. Considéré comme le bouffon du village surnommé Haïfa, Nabil est seul à savoir beaucoup de choses. Sur un vieux poste de télévision, les habitants suivent les actualités : Arafat serre la main de Rabin.

L’oncle Saïd, ancien policier – mais l’a t’il jamais été ? – attend aussi beaucoup de ces changements politiques. Et les autres ?

image du film House

House
بيت

2012 — 4 min.
Animation

Réalisation et animation: Ahmad Saleh
Scenario, caméra, montage : Ahmad Saleh
Création de la maison et des personnages : Saed Saleh
Voix : Ulrich Fuchs
Le Dragon «nouveau talent» 2012 – Festival de Göteborg Meilleur court-métrage fiction 2012 – 1er Festival de cinéastes indépendants « New Horizon » – Iran

Depuis plusieurs générations, une famille vit dans une belle maison, spacieuse et accueillante. Les hôtes sont toujours les bienvenus pour y passer un séjour agréable. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux débarque avec un autre plan en tête.

« Lorsque nous construisions la maison pour le film avec mes frères, mes soeurs et ma mère, je sentais une réelle passion, presque une obsession. Chacun-e prenait tellement de temps pour faire chaque chose, j’ai eu peur qu’on ne finisse jamais le film ! Puis j’ai compris que ma famille exprimait une passion impossible à stopper : nous construisions ensemble la maison dans laquelle nous n’avions jamais vécu, qui nous avait été volée, on était en train de bâtir notre maison, la Palestine.»

image du film Inner mapping

Inner mapping

Stéphanie Latte Abdallah, Emad Ahmad
Documentaire

Scénario: Stéphanie Latte Abdallah
Production: Studio 5 Audio Visual Production, Palestine – CNRS Images Palestine/France

VO (sous-titré français)
Première suisse

Le GPS palestinien, instrument de haute technologie, sert de guide à ce drôle de road movie. Le voilà pourtant plongé dans un imbroglio qui le dépasse. Comment fonctionner dans la réalité palestinienne, prendre en compte la couleur des plaques d’immatriculation, les routes interdites, les barrages militaires, les diktats administratifs… bref l’occupation israélienne ?

Rouler avec un GPS palestinien, c’est consulter la carte de la continuité perdue. La caméra du chef opérateur s’installe sur le siège du passager et trois caméras s’installent sur le toit de la voiture. Ce dispositif dessine la réalité de la Palestine du quotidien : la Cisjordanie des déplacements impossibles et celle, inscrite au cœur de chacun.e, d’une Palestine rêvée, toujours inscrite sur la carte du GPS.

image du film Invasion

Invasion
اجتياح

Nizar Hassan
2002 — 60 min.
Documentaire

Production: Palestine, Suède

On est dans l’obscurité d’un studio de cinéma où le réalisateur, présent, propose à un soldat israélien de visionner avec lui les images de l’attaque israélienne d’avril 2002 du camp de réfugiés de Jénine alors qu’il était conducteur d’un des bulldozers engagé dans cette destruction. « Ça vous rappelle quelque chose ? ». Puis on se déplace dans Jénine, des habitants témoignent de ce qu’ils ont subi, ce qu’ils ont vu. Avec le déroulement des images, le soldat spectateur passe de remarques banales « Tout s’est effondré sur cet homme ? » à des phrases qui trahissent de plus en plus son trouble : «  Il y a eu des horreurs mais moi j’en ai commises aucune. Fallait bien que quelqu’un fasse le travail … », « Je ne sais pas ce que j’ai le droit de dire …». Comprend-il qu’il a participé à un massacre ? Le cinéaste donne la parole à l’ennemi. Troublant.

image du film Ismail

Ismail
إسماعيل

Nora Alsharif
2012 — 28 min.
Fiction

Scénario: Hatem Alsharif
Interprétation: Khalid Al Ghuwairy (Ismail), Nizar Idrees (Jamal)
Production: Jordanie, Palestine, GB, Qatar

Meilleur court-métrage, Arab Camera Festival, Rotterdam 2013
Meilleur court-métrage, Alexandria Film Festival, Egypte 2014

VO (sous-titré français)

Palestine, 1949. Inspiré de la vie du peintre palestinien Ismail Shammout (1930-2006), le film parle de la fuite, l’exil, la survie, la fraternité. Il évoque la bataille quotidienne d’Ismail (18 ans à cette époque) et de son frère Jamal pour aider sa famille lorsqu’ils ont été expulsés de Lydda vers le camp de réfugiés de Khan-Younes à Gaza en 1948. Et son rêve d’aller un jour à Rome pour apprendre à peindre.

Ismail, ce personnage choisi par la réalisatrice pour incarner tous les Palestiniens, «loin de l’image stéréotypée du réfugié», puise dans son rêve et dans l’attachement à sa terre, l’optimisme nécessaire à sa survie.

image du film Jenin, Jenin

Jenin, Jenin
جنين جنين

Mohammed Bakri
2002 — 54 min.
Documentaire

Production: Iyad Samoudi, Mohammed Bakri

Prix du meilleur film au Festival de Carthage (2002)
Prix international du documentaire et reportage méditerranéen (2003)

En avril 2002, l’armée israélienne lance l’opération Remparts et réoccupe toute la Cisjordanie. Le camp de réfugiés de Jénine est envahi et son accès totalement interdit aux journalistes et aux organisations humanitaires pendant plusieurs jours. Les Palestiniens et plusieurs ONG accusent Israël de crimes de guerre. Israël refuse l’accès à la mission d’enquête de l’ONU…

Mohammed Bakri décide d’entrer malgré tout dans le camp pour interroger les habitants. Il veut donner une voix à ceux qui ne peuvent pas parler aux médias. Le film est censuré, Mohammed Bakri fait recours, il est accusé de diffamation par 5 soldats, trois ans plus tard la Cour suprême israélienne annulera l’interdiction de projection du film.

« Ce n’est pas un film sur l’opération militaire. C’est un film sur des gens qui vivent dans un camp de réfugiés, qui ont traversé l’enfer, et qui en 5 min. ont perdu tout ce qu’ils avaient reconstruit en 45 ans. Je n’ai pas eu l’intention de faire un film objectif. S’il parle pour un côté, c’est pour de bonnes raisons ».

image du film Jerusalem Calling

Jerusalem Calling
هنا القدس

Raed Duzdar
2011 — 101 min.
Documentaire

VO (sous-titré français)
Première suisse, en présence du réalisateur (pour la séance du 24.11 à 19h au Spoutnik)

« Les émissions en anglais s’appelaient Jerusalem calling, le nom hébreu était Kol Yerushalayim, la Voix de Jérusalem, alors qu’en arabe, la station s’appelait Iza’at al Quds, Radio Jérusalem (‫ « (إذاعة‬ ‫القدس

Créée en 1936 par les autorités du Mandat britannique, la PBS (Palestine Broadcasting Service), deuxième radio arabe après celle du Caire, était utilisée comme outil de propagande visant à rallier les populations arabes et palestinienne à leur politique coloniale. La section arabophone de la PBS-Radio Al Quds – dès 1936, couvre la révolte palestinienne, donne la parole aux nationalistes palestiniens tout en diffusant de riches programmes culturels. Elle va connaître rapidement l’instauration de la censure et de la répression déclenchée par l’Autorité mandataire et l’incursion violente des voix porteuses du projet sioniste jusqu’à son saccage en 1948.

Les sons et images d’archives nous plongent dans la Palestine des années 1936-1948, et nous révèlent la richesse de la vie culturelle à Jérusalem et en Palestine avant la Nakba, avec des enregistrements de nombreuses personnalités palestiniennes et du monde arabe.

2004 – 20 min
Réalisation-montage: Saed Andoni
Production: Defence for Children, Palestine/ Save the Children, Sweden/ Dar films Productions, Palestine

En avril 2004, suite au succès du livre Stolen Youth – Jeunesse volée : la politique israélienne de détention d’enfants palestiniens, écrit par 3 auteurs anglais reposant sur des témoignages en Cisjordanie et à Gaza, l’ONG Defence for Children-Palestine (DCI/PS) demande à Saed Andoni de réaliser un documentaire. Celui-ci donne la parole aux enfants palestiniens ex-détenus dans les prisons militaires israéliennes, à leurs familles et à leurs avocats.

Fida, 17 ans, témoigne: «Des femmes soldats s’asseyaient sur nos ventres et elles nous frappaient beaucoup». Khalid Quzmar, avocat de DCI/PS : «Quand un enfant me demande quand il va être libéré, je me sens impuissant, je sais que je suis devant une Cour qui est une honte et qui est injuste. Je me sens incapable d’aider cet enfant alors que je suis son seul espoir».

En 2004, en moyenne par mois, 350 enfants palestiniens de 12 à 17 ans étaient emprisonnés. En 2015, pour les 8 premiers mois de l’année, 165 enfants sont détenus. La plupart sont accusés d’avoir jeté des pierres.

image du film Kickflips par dessus l’occupation

2005 – 22 min

Kickflips par dessus l’occupation ou comment utiliser les acrobaties du skateboard pour échapper à la violence, au stress et à la morosité du quotidien. C’est ainsi que les ados vivent cette culture émergente en Cisjordanie.

Dans son documentaire, Maen Hammad nous fait découvrir la scène du skate en Palestine. Le réalisateur nous mène auprès de jeunes skaters et leur donne la parole. Pour ces derniers, la planche à roulettes est bien plus qu’un passe-temps, comme le raconte ce jeune garçon: «J’ai beaucoup d’amis en Israël. Le skate nous permet de nous connecter sur un autre plan. Lorsque je me rends en Israël avec ma planche, on me voit comme un skater, et non comme un terroriste».

Avec Khadijeh Habashneh, Mustafa Abu Ali
Production: Palestine, Allemagne, ma.ja.de.filmproduktion, Yamama
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Prix Luchino Visconti, Silver Hydrangea « Mediterranean Sensibilities » (2006)
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VO (sous-titré français)
Première suisse, en présence de Khadijeh Habashneh

Mais où sont donc passés les films palestiniens de l’Unité Media de l’OLP disparus en 1982 durant l’invasion israélienne du Liban ? Azza El Hassan décide de mener l’enquête, utilisant le moindre indice qui lui permettrait de retrouver ces archives filmiques et photographiques illustrant vingt-cinq ans de l’histoire palestinienne, de 1967 à 1982. Un road movie qui va la mener de la Palestine à la Jordanie, passant par la Syrie et le Liban et l’amène à interroger les anciens de l’Unité du Cinéma Palestinien, Mustafa Abu Ali, Khadijeh Habashneh et Kais Al-Zubaidi.

Kings and Extras est un film qui démontre l’importance pour les Palestiniens de documenter une histoire pillée et souvent niée.

image du film L’attente

L’attente
إنتظار

Rashid Masharawi
Fiction

2005 – 90 min
Production: Silkroad
Tanit de bronze aux Journées cinématographiques de Carthage 2006

Avant de quitter la Palestine pour s’installer définitivement à l’étranger, Ahmad, réalisateur, accepte une dernière mission confiée par un ami, directeur du futur Théâtre National Palestinien. Il doit organiser des auditions dans les camps de réfugiés palestiniens pour trouver ceux qui constitueront la troupe nationale.

Accompagné de la journaliste Bissan et de son caméraman «Lumière», Ahmad part à la recherche de talents dans les camps de réfugiés de Jordanie, de Syrie et du Liban. Au fur et à mesure des auditions, Ahmad demande à ses aspirants acteurs de reconstituer ce qui incarne le mieux leur essence de Palestiniens : l’attente…

image du film L’ombre de l’absence

L’ombre de l’absence
ظل الغياب

Nasri Hajjaj
2007 — 84 min.
Documentaire

Production: Familia Production

VO (sous-titré français)
Première suisse, en présence du réalisateur

La souffrance de l’exil ne s’arrête pas aux portes de la mort, au contraire elle se fait encore plus aiguë quand il s’agit de choisir son dernier lieu de repos.

Douloureux périple que celui entrepris par le cinéaste parmi les tombes des exilés palestiniens qui reposent en terre étrangère. Histoires de personnages célèbres, comme Yasser Arafat et Edward Saïd, ou anonymes, PalestinienNEs mortEs en exil dans différents pays du monde. Un désir profond animait pourtant ces morts: retourner à la terre de leurs origines.

L’administration israélienne leur interdit ce dernier «Droit au retour».

image du film La chambre de Samir

La chambre de Samir
غرفة سمير

Osama Qashoo
2011 — 15 min.
Fiction

Scénario : Osama Qashoo, Ashley Ingli
Interprétation : Yamen Sluiman, Salim Shreiky, Sahar Fozy, Antoinette Najeeb
Production : Osama Qashoo, Jamie Nuttgens

Après 5 ans d’absence à l’étranger, Samir rentre chez lui à Jérusalem. Sur le chemin qui le ramène à la maison, il savoure le paysage de sa ville natale adorée. Il est impatient de rentrer chez lui et de retrouver sa famille. Mais à peine arrivé, il découvre avec effroi qu’une partie de la maison familiale est occupée par des colons. C’est toute une vie, avec les souvenirs de son enfance qui lui sont brusquement volés. Dans son désarroi, il va concocter un plan audacieux qui lui permettra de pénétrer une dernière fois dans sa chambre d’enfant… Une brève mais délicieuse petite revanche.

2001 – 52 min
Scénario: Sobhi al-Zobaidi / Thomas Jenatsch

La lumière au bout du tunnel donne la parole à six anciens prisonniers palestiniens, dont deux femmes. Avec ce documentaire projeté à Doha, Amman, Amsterdam et aux États-Unis, le mérite de Sobhi al-Zobaidi est de ne pas se laisser enfermer par la représentation du héros ou de l’héroïne, fabriquée pour servir une cause aux dépens de la réalité vécue.

Avec franchise et sans tabou, les protagonistes (libérés des geôles israéliennes pour certains mais aussi palestiniennes pour d’autres) racontent leurs difficultés à réintégrer leur société et à rétablir le lien avec leur famille. Certains disent avoir l’impression d’avoir quitté une prison pour se retrouver dans une autre prison aux barreaux invisibles.

«Je pense que le poids est double pour les femmes. La prison les amène à acquérir une force qui fait peur aux hommes dans nos sociétés».

2015 – 25 min
Réalisation et scénario : Ramzi Maqdisi
Production : Qudsartfilms

Un beau matin, Hussein reçoit un avis de la Poste centrale de Jérusalem pour venir retirer un paquet d’un mystérieux correspondant. Il apprend par l’employé qu’il lui faut au préalable débourser 20’000 dollars. Où trouver cette somme lorsqu’on est, comme Hussein, Palestinien sans ressources? Et qu’on vit seul avec sa mère? Une seule solution: vendre la maison familiale. Muni de la somme, Hussein peut enfin mettre la main sur le paquet. Son contenu va bouleverser sa vie.

image du film Lama Brothers

Lama Brothers
الاخوين لاما

Raed Duzdar
2013 — 59 min.
Documentaire
Production: PBC Palestine Public Broadcasting Corporation, Palestine
VO (sous-titré en français)
Première suisse, en présence du réalisateur

Il s’agit de l’histoire peu connue des frères palestiniens Ibrahim et Badr Lama qui ont joué un rôle central dans l’émergence du cinéma arabe.

La famille Al Aa’ma a émigré à la fin du 19e siècle au Chili depuis Bethléem. Elle s’appellera désormais Lama. En 1924, Ibrahim a 20 ans, Badr 17 ans, ils se lancent dans la nouvelle aventure du cinéma et décident d’aller s’établir au Caire, Hollywood du Moyen Orient à cette époque.

A Alexandrie, ils fondent leur société de production Condor Film Studios, Ibrahim est réalisateur, Badr devient acteur. En 1927, ils participent à la réalisation du premier long-métrage fiction tourné dans le désert Kiss in the Desert… le premier baiser du cinéma arabe! Ils réalisent de nombreux films projetés dans les grandes salles de cinéma d’Alexandrie, Jaffa et Jérusalem. En 1936, ils tournent à Bethléem The Fugitive, première fiction réalisée par des cinéastes palestiniens.

Lama Brothers reconstitue la vie personnelle et professionnelle mouvementée d’Ibrahim et Badr Lama avec des extraits de films exceptionnels, des photos, des affiches et des témoignages, qui font prendre conscience au spectateur de l’influence de leur travail sur le cinéma arabe dans les années 1920-40.

image du film Le couteau

Le couteau
السكين

Thaer Al Azzah
2017 — 5 min.
Fiction

Production: Dar Al Kalina University College of Arts and Culture, Palestinee

VO (sous-titré français)
Première suisse

Durant le tournage d’un film sur un jeune résistant palestinien poursuivi par l’armée israélienne, une querelle éclate entre le cinéaste et l’acteur. Ce dernier refuse de respecter les indications du réalisateur au moment de jouer la scène de l’assaut par l’armée d’occupation où le jeune résistant hésite : va-t-il se rendre ou mourir en martyr? Le cinéaste ne veut pas de cela dans son film : « Si tu veux mourir, va sur les checkpoints ! ». L’équipe des technicienNEs s’impatiente.

Mais la réalité s’invite… une intervention militaire interrompt le tournage.

image du film Le perroquet

Le perroquet
الببغاء

Darin J. Sallam, Amjad Al Rasheed
2016 — 18 min.
Fiction

Interprétation: Hend Sabry (Rachel), Ashraf Barhom (Mousa), Hasan Hijazi (la voix de Saïd le perroquet)
Production: Allemagne, Jordanie

Prix Robert Bosch Stiftung du meilleur court-métrage (2015)

VO (sous-titré français)
Première suisse

Peu après la création de l’État d’Israël en mai 1948, une famille juive émigre de Tunisie à Haïfa dans l’espoir d’y commencer une nouvelle vie. Mousa, père de famille peu sûr de lui, sa femme Rachel et leur fille Aziza, ont été installés dans une maison de Palestiniens. Ceux-ci ont dû partir incroyablement vite, laissant tout en plan, ils ont même oublié leur perroquet… très bavard ! Quand le père ose inviter leurs voisins ashkénazes, il n’a pas pensé un instant que Saïd le bavard allait raconter des histoires du passé.

image du film Le puits

Le puits

Ahmad Habash
2011 — 10 min.
Fiction

Interprétation: Hussain Mahajneh, Ismail Dabbagh, Ahmad Diab

Production : Jerusalem First Films Production, A.M.Qattan Foundation et l’ambassade des Pays-Bas en Palestine.

Palestine 1948 , une journée magnifique de printemps : un vieil homme, un baluchon à la main, se hâte sur la piste qui serpente dans les collines. Au détour d’un virage, il rencontre un père et son fils, une valise à la main. «Grand-père, vous avez entendu parler du massacre?»

Les trois fuient la guerre et cherchent à rejoindre des proches dans un lieu plus sûr.

Ils trouvent momentanément refuge dans un puits abandonné. L’ennemi est invisible mais bouleversera leurs vies pour toujours.

image du film Le sel de la mer

Le sel de la mer
ملح هذا البحر

Annemarie Jacir
2008 — 109 min.
Fiction

Scénario : Annemarie Jacir
Interprétation : Suheir Hammad, Saleh Bakri, Riyad Ideis
Production : JBA Production, Philistine Films, Thelma Film AG Un Certain Regard – Festival de Cannes 2008 / Prix Fédération Internationale de la Presse Cinématographique, 2008

« Certains Palestiniens n’ont jamais vu la mer. Pour les réfugiés chassés en 1948, la mer a été la dernière chose qu’ils ont vu de la Palestine »

Originaire de Jaffa, Soraya, 28 ans est de la 3ème génération des Palestiniens exilés. Née et élevée à Brooklyn, elle décide de réaliser son rêve : rentrer en Palestine. Elle vient récupérer l’argent que son grand-père a déposé en 1948 dans une banque à Jaffa et retrouver la maison familiale dont il a été chassé. A Ramallah, elle fait la rencontre de Emad, qui ne partage pas sa vision romantique de la Palestine, lui qui est confronté aux difficultés de l’occupation et ne rêve que de partir étudier au Canada.

image du film Le temps qu’il reste

Le temps qu’il reste
الزمن الباقي

Elia Suleiman
2009 — 109 min.
Fiction

Scénario: Elia Suleiman
Interprétation: Elia Suleiman, Saleh Bakri, Samar Qudha Tanus, Shafika Bajjali
Production: France, Palestine

Nazareth, 1948, l’armée israélienne est victorieuse. Le maire de la ville signe un accord de reddition. Certains habitants fuient le pays. D’autres organisent la résistance. Le temps qu’il reste est un film en partie autobiographique, construit en quatre épisodes marquants de la vie d’une famille, la famille d’Elia Suleiman, de 1948 au temps récent.

« Ce film est inspiré des carnets personnels de mon père et commence lorsque celui-ci était un combattant résistant en 1948, et aussi des lettres de ma mère aux membres de sa famille qui furent forcés de quitter le pays. Mêlant mes souvenirs intimes d’eux et avec eux, le film dresse le portrait de la vie quotidienne de ces Palestiniens qui sont restés sur leurs terres natales et ont été étiquetés d’«Arabes israéliens», vivant comme une minorité dans leur propre pays ».

Production: First Hand Films, Sveridges TV
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VO (sous-titré français)

En 1969, la jeune Palestinienne Leila Khaled participe au détournement du vol 840 de la TWA au nom du Front Populaire de Libération de la Palestine. Cet acte de résistance est qualifié d’acte terroriste par la presse du monde entier. La médiatisation de cette action place la lutte du peuple palestinien sur l’échiquier international. A 24 ans, Leila Khaled devient un symbole de résistance pour beaucoup de PalestinienNEs.

35 ans plus tard, la jeune réalisatrice Lina Makboul, Palestinienne élevée en Suède, part à sa rencontre en Jordanie. Dans son film, la réalisatrice confronte archives, entretiens avec Leila Khaled et témoignages de quelques personnes qui étaient dans l’avion.

Ce documentaire permet aussi à Lina Makboul de s’interroger sur sa propre identité palestinienne et sur la façon dont elle-même considère l’événement: terrorisme ou résistance?

 

image du film Les 18 fugitives

Les 18 fugitives
المطلوبون الـ 18

Amer Shomali
2014 — 74 min.
Animation | Documentaire

Scénario: Paul Cowan; Dessins: Amer Shomali
Production: Intuitive Pictures, National Film Board (Canada), Bellota Films (France), Dar Films (Palestine)

Meilleur documentaire du monde arabe – Festival du film de Abu Dhabi – 2014
Meilleur documentaire – Festival du film de Cartage – Tunis – 2014

VO (sous-titré français)

Des vaches bilingues hébreu-arabe ! Et pourquoi pas ?
Lors de la première Intifada en 1987, les habitants de Beit Sahour, près de Bethlehem, assiégés, achètent d’un kibboutz voisin 18 vaches dans l’espoir de briser le monopole israélien sur les produits alimentaires.

Les services israéliens y voient rapidement une menace pour la sécurité de l’Etat. Suit une traque rocambolesque tandis que les habitants de Beit Sahour rivalisent d’astuces pour cacher leur trésor. Les vaches se solidarisent alors avec le village.

Les 18 fugitives est inspiré du mouvement de désobéissance civile qui a effectivement eu lieu à Beit Sahour. Les habitants ont tous participé au tournage, intervenant même pour faire coller le scénario aux événements tels qu’ils les ont vécus.

«Je pense qu’une nation qui ne peut rire de ses drames ne pourra jamais les surmonter. Donc prenons acte du pétrin dans lequel nous nous trouvons et rions de nous-mêmes».

Ce film a été projeté à l’IHEID en 2015, dans le cadre de Palestine Filmer C’est Exister.

image du film Les dupes

Les dupes
المخدوعون

Tawfik Saleh
1972 — 106 min.
Fiction

Adaptation: Tawfik Saleh
Interprétation: Mohammed Khier-Halaouani, Abdul Rahman al-Rachi, Bassam Abou Ghazala, Thanaa Debsi
Production: Organisation nationale du cinéma syrien

VO (sous-titré français)

Irak des années 50. Trois Palestiniens, réunis par leur détresse de réfugiés et l’espoir d’un futur meilleur, essaient de franchir la frontière vers le Koweït cachés dans un camion-citerne : recherche d’un passeur, voyage dans le désert, mystérieux chauffeur palestinien exilé en Irak, choisi non par solidarité patriotique mais pour le faible prix qu’il propose.

« Pourquoi n’ont-ils pas frappé ? » La nouvelle de Ghassan Kanafani se termine « par ce qui est en fait son cri de colère : trois hommes viennent de mourir pour rien. Ils ont voulu sortir du camp dans lequel le monde les a enfermés en toute légalité et ils sont morts parce que le monde justement ne veut pas être dérangé ». (Michel Seurat)

Dans le film, on les entend frapper dans la citerne surchauffée… La Direction générale du cinéma syrien ne pouvait accepter « que le peuple palestinien meure sans même penser à appeler à son secours ses frères arabes ». (idem)

2010 – 7 min
Scénario et réalisation: Taghreed Al Azza
Production: Shashat

Trois jeunes Palestiniennes se préparent à aller à la plage après qu’une d’entre elles a gagné un séjour dans un hôtel au bord de la mer. Mais avant de mettre leur maillot de bain, elles doivent négocier avec leurs parents et franchir les check-points militaires.

2009 – 20 min
Interprétation : Hanin Tarabiya, Osama Jibat
Production : PalCine Productions
Jury des jeunes : meilleur film international, festival international de Cork (IR) – 2009

A Beit Safafa, seul village palestinien proche de Jérusalem épargné en 1948, entouré par des colonies israéliennes, un jeune couple essaie de tenir bon pour réaliser ses rêves. La société conservatrice de leurs parents, les difficultés économiques et l’occupation israélienne contrecarrent sans arrêt les plans d’Ayman et Sabreen.

2014 – 58 min
Image : Niraz Saïd
Montage : Mohamad Nagi
Production : Cinepal

Rashid Masharawi entame une correspondance vidéo avec Niraz Saïd. Ce jeune photographe et artiste vit à Al Yarmouk, un immense camp de réfugiés palestiniens, assiégé et bombardé depuis deux ans par les forces gouvernementales syriennes.

Ils discutent, se racontent, et Niraz lui envoie des photos, des films, des textes, documentant sans pathos le calvaire des survivants et témoignant de leur volonté d’entretenir l’espoir.

Révolté, Rashid Masharawi organise une exposition de ces photos à Ramallah. Cette longue conversation et la naissance d’une amitié entre ces deux Palestiniens aux destins si différents, et pourtant identiques, forment la matrice du film.

image du film Looted and Hidden – Palestinian Archives in Israël

Looted and Hidden – Palestinian Archives in Israël

Rona Sela
2017 — 50 min.
Documentaire

Production: Rona Sela
Musique originale: Ran Slavin

VO (sous-titré anglais)

Première européenne
En liaison skype avec la réalisatrice

Sorti en 2017, Looted and Hidden dévoile pour la première fois des archives palestiniennes pillées par Israël à Beyrouth en 1982. Produites par plusieurs institutions visuelles et de recherche, ces archives étaient durant longtemps supposées perdues.

Dans ce premier film, l’historienne israélienne Rona Sela explore comment Israël saccage les richesses et archives palestiniennes et les élimine volontairement du domaine public.

Basé entièrement sur les matériaux d’archives, la recherche et les interviews des personnes engagées dans le sort de ces archives, le film montre également comment l’histoire du peuple palestinien est dissimulée à travers des mécanismes de contrôle, comprenant notamment confiscation, censure délibérée et restriction sur le visionnement.

« Par où commencer quand autant de matériau a été détruit, lorsque le projet d’une vie tombe en morceaux ? » – Khadijeh Habashneh, directrice du département des Archives et du Cinéma de l’Institut du Cinéma Palestinien, 1976 -1982

image du film Madame El

Madame El
مدام إيل

Laila Abbas
2016 — 15 min.
Fiction

Montage: Laila Abbas
Interprétation: Hisham Awartani, Ramiz Rizeq
Production: Young Oak Productions, Palestine

VO (sous-titré français)
Première suisse

Nader et Abed courent la montagne et creusent dans les grottes à la recherche de vestiges historiques à échanger pour quelques sous. Ce que les gamins vont trouver au cours d’une de leurs explorations, va mettre à l’épreuve leur amitié et… leur village sens dessus dessous.

image du film Maqloubeh

Maqloubeh
مقلوبة

Nicolas Damuni
Fiction

2012 -10 min
Scénario: Hani Zurob et Nicolas Damuni
Production: Karim Boutros-Ghali, IPS

Cinq jeunes étudiants de milieux différents vivent ensemble à Ramallah. Bloqués dans leur appartement par des bombardements et un couvre-feu, ils décident de préparer, pour leur déjeuner un maqloubeh (sens dessus-dessous), plat traditionnel du Levant composé de légumes, de riz et de poulet, qu’on retourne au moment de servir. Chou-fleur ou aubergine? Alors que la voisine commente la recette, leurs familles ne cessent d’appeler pour avoir des nouvelles. Au moment de se mettre à table, un escadron armé entre dans l’appartement et les emmène menottés et bâillonnés. Et le maqloubeh ?

image du film Memory of the Land

Memory of the Land
ذاكرة الأرض

Samira Badran
2017 — 12 min.
Animation

Scénario: Samira Badran, Oriol Martin Gual
Animation: Oriol Martin Gual, Pol Cayuela Rull, Àlex Guitart
Production: Espagne

VO (sous-titré français)
Première suisse

Palestine. Un corps est bloqué dans un checkpoint, mécanisme essentiel de l’occupation israélienne.
Corps transpercé, explosé, par la violence étatique, physique, arbitraire qui l’empêche de circuler librement et s’en prend à son existence.

2002 – 13 min
Réalisation et scénario: Ramzi Maqdisi

Mon visage est mort raconte un rendez-vous qui n’aura pas lieu. Un rendez-vous galant. L’homme se rase. Il est heureux. Elle vient d’arriver à l’aéroport, elle l’a appelé, il va aller la chercher. Soudain un bruit fracassant dehors, une explosion. Immédiatement, les chars israéliens quadrillent les rues, les avions frôlent l’immeuble. Les roses rouges attendent dans le vase. L’homme se terre dans la cuisine, la nuit tombe, les avions tournent et grondent, il s’endort dans le noir, à même le sol. A son réveil, les rues sont en feu, il ne peut sortir. Que vont devenir les roses ?

image du film My Simple Story (Une histoire simple)

My Simple Story (Une histoire simple)
حدوثة صغيرة

Izidor K. Musallam
2008 — 32 min.
Fiction

Scénario: Izidore K. Musallam
Interprétation: Waseem Mattar, Lutof Nowaiser, Juliano Mer Khamis, Valentina Abu Osqa, Tami Spiwak
Production: Al Jazeera Children’s channel

Prix du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur, 14e Festival des médias arabes du Caire (2008)

VO (sous-titré français)

Dans un village des Territoires palestiniens occupés, les habitants recherchent désespérément l’âne d’Abu Salim. C’est Sami, 9 ans, qui va le retrouver. Mais à sa grande surprise, l’âne ne veut pas aller chez Abu Salim, il veut retourner dans sa maison ancestrale à Haïfa, israélienne depuis 1948. Sami décide de guider l’âne dans son voyage, franchissant avec lui tous les obstacles qui entravent la Palestine divisée et occupée.

Ce film a été projeté à la première édition de Palestine Filmer C’est Exister en 2012.

image du film Nation Estate

2012 – 9 min
Scénario: Soren Lind
Interprétation: Larissa, Leila et Maxim Sansour
Production : Palestine, Danemark
Meilleur court-métrage – jury des critiques-Festival des cinémas arabes, Marseille – 2012
Prix du jury oecuménique – Festival international de courts-métrages d’Oberhausen – 2012

Les Palestiniens ont enfin leur État! Un unique gratte-ciel, colossal, abritant l’ensemble de la population palestinienne, qui vit enfin la grande vie. Jérusalem est au 3e étage, Ramallah au 4e, Bethlehem, ville natale de Larissa Sansour, au 5e, le tout conçu et parrainé par la communauté internationale!

image du film Notes sur H2

Notes sur H2

Florent Meng
2014 — 20 min.
Documentaire | Fiction

Production: Florent Meng
Musique originale: Ceel Mogami de Haas
_
Sous-titré en français

Notes sur H2 se déroule dans une ville désertée et partiellement détruite. Le narrateur part à la recherche du dernier homme vivant là-bas, seul et abandonné de tous. Le film établit sa propre fiction – un récit post apocalyptique pour faire référence à un genre différent: reportage ou documentaire. Tourné dans la zone militarisée H2 de la vieille-ville d’Hébron en Cisjordanie, le film scinde sa vision: d’une part la domination, le contrôle et l’appropriation, d’autre part la compassion, la célébration et le respect.

Camera : Houssam Hariri
Production : Forward Film Production en collaboration avec la fondation Heinrich Böll

Quand les Palestiniens ont été chassés de la Palestine en 1948, certains ont été accueillis en Syrie.
Lorsque la guerre civile éclate dans ce pays, ils fuient comme des milliers d’autres, mais la situation est plus compliquée pour eux. Cherchant refuge au Liban, comme Palestiniens, ils ne sont pas vraiment les bienvenus. En tant que réfugiés, leurs documents de voyage ne sont pas reconnus. C’est la 2ème fois qu’ils perdent tout et se retrouvent une fois de plus sans toit et sans pays.

« Ce documentaire raconte l’histoire des ces réfugiés, deux fois réfugiés. Une histoire où les souvenirs ont été réveillés entre un exode et l’autre, et où la perte envahit tout jusqu’au plus intime. Une histoire où les causes et les conséquences sont connues mais pas la conclusion. Une histoire où des vies sont à reconstruire encore et encore, en improvisant, dans l’attente du retour. »

Scénario: Reem Shilleh
Avec Mustafa Abu Ali, Sulafa Jadallah, Hani Jawaharieh, Yasser Arafat, Jean-Luc Godard, Salah Ta’amari
Production: Idioms Fim(Palestine), Monkey Bay prod.(Marseille), Doha Film Institute
_
VO (sous-titré français)
Première suisse, en présence du réalisateur

« Pour ceux qui souffrent d’invisibilité, la caméra peut être leur arme.» Elias Sanbar, historien palestinien.

Off Frame est une réflexion sur le cinéma révolutionnaire palestinien qui a inventé son propre langage cinématographique pour produire les images du peuple palestinien en lutte. Pour les Palestiniens, ces films ont marqué la transformation de leur identité de réfugié à celle de combattant pour la liberté.

Le réalisateur a réuni une sélection de ces films militants réalisés entre 1968 à 1982 et tente de faire apparaître ce qui se passait derrière leurs caméras et la création de ces films.

Malgré leur production prolifique, très peu de leurs œuvres sont restées. Off Frame vise à combler cette lacune dans la mémoire collective, faisant du passé un élément de l’analyse actuelle du cinéma palestinien.

La réalisation de Off Frame a été pour Mohanad Yaqubi et Reem Shilleh (scénariste) un très long processus : révélation, prise de conscience, visionnement de They do not exist de Mustafa Abu Ali et Ici et Ailleurs de Jean-Luc Godard, recherches des copies des autres films de l’Unité du Cinéma Palestinien dans le monde entier, conservation avec les moyens technologiques modernes, écriture du scénario. Avec ce questionnement : Pourquoi faisons-nous des films ?

« Off Frame » assume le rôle de machine à remonter le temps, ouvrant pour le public une porte sur la vie, les espoirs et les désirs d’un peuple qui vit une révolution, lutte pour être reconnu et réclame le contrôle de sa représentation .»

 

image du film One minute

One minute
دقيقة

Dina Naser
2015 — 11 min.
Fiction

Interprétation: Majd Hijawi, Ruba Hannun, Alia Daoud
Montage: Dina Naser – Production: Doc Nomads School, Belgique, Jordanie

Mention spéciale, Franco Arab Film Festival-section court-métrages, Jordanie, 2016.
Meilleur film, Festival Nazra de courts-métrages palestiniens, Italie, 2017

VO (sous-titré français)

Gaza – été 2014 : le quartier de Shujaiya est sous un déluge de bombes israéliennes. Salma pense qu’elle et son bébé sont à l’abri dans leur maison. Jusqu’à ce message sur son téléphone : « Vous avez une minute… »

image du film Ours is a Country of Words

Ours is a Country of Words

Mathijs Poppe
2017 — 42 min.
Fiction

Production: Belgique

VO (sous-titré français)

Une histoire qui a commencé en 1948, quand des centaines de milliers de Palestiniens ont quitté leur pays, fuyant les massacres. Des habitants du camps de réfugiés de Chatila la reprennent des années plus tard, dans un futur imaginaire qui tourne dans leur tête depuis 70 ans, où la Palestine est libre à nouveau.

Au fil des rues étroites du camp, dans les appartements exigus où s’entassent des familles entières, chacun s’affaire à préparer le voyage vers la terre natale fantasmée : refaire les passeports, vendre la machine à laver pour acheter une voiture, contacter les colons israéliens qui occupent la maison pour prévenir de son retour, choisir d’emmener les photos ou les habits…

« – Bien sûr on va visiter toutes les régions, on va aller à la mer, pêcher, manger et faire des rencontres ! Je vais frapper à n’importe quelle porte et faire connaissance avec les gens.
– Oui, si c’est ton pays, tu peux faire ce que tu veux !
– Du coup, fini les emmerdes et la haine qu’on a dû endurer ici.
– Quand tu auras voyagé partout en Palestine, tu pourras mourir en paix ! »

image du film Palestine, a People’s Record

Palestine, a People’s Record
فلسطين سجل شعب

Kais Al-Zubaidi
1984 — 107 min.
Documentaire

Production: Ministère de la culture, Ramallah
VO (sous-titré français)
Première suisse

Cette chronique du peuple palestinien est un film unique en son genre, couvrant la période du début du siècle jusqu’à la moitié des années 70. Les documents et les analyses d’intellectuels palestiniens du 20e siècle, par exemple l’historien Emile Thomas, se font écho dans un scénario très maîtrisé. Avec un montage percutant d’archives visuelles rares recherchées dans toute l’Europe, de nouvelles révélations, un commentaire qui amène un éclairage politique sur le rôle joué par le colonialisme britannique dans la réalisation du projet sioniste, ce film est essentiel pour qui veut comprendre l’histoire de ce conflit, les bouleversements et les résistances que le projet colonial a déclenché dans cette région.

Production: MinRASY PROJECTS
Première suisse

«Et si les réfugiés rentraient chez eux?» Dans Past Tense Continuous, Dima Hourani manipule les nouvelles technologies pour permettre la juxtaposition du passé et du présent dans la mémoire collective, et utilise les images emblématiques de l’exil palestinien élevées au niveau du mythe. Des éléments d’illusion visuelle permettent de distinguer le faux du réel par le biais de souvenirs sonores et visuels «qui continuent d’exister, en nous, jusqu’à aujourd’hui et qui ne s’arrêteront pas d’exister».

image du film Pistachio

Pistachio
بائع الفستق

Abd-Alrahman Alhomran
Documentaire

2013 – 10 min
Production: The Culture and Free Thought Association (CFTA)

Chaque jour, Hamam, 11 ans, arpente la plage de Gaza pour vendre des pistaches. Parfois il rentre bredouille à la maison. L’ école, il la suit tant bien que mal. «Les voisins m’interpellent et me demandent pourquoi je fais travailler mes enfants au lieu de les laisser étudier». Comment faire autrement à Gaza?

image du film Private

Private

Saverio Costanzo
Fiction

2004 – 90 min
Scénario: Saverio et Camilla Costanzo
Interprétation: Hend Ayoub, Areen Omari, Mohammad Bakri
Production: M. Giovanni, G.L. Rizzo, F. Storaro
Léopard d’or au Festival de Locarno – 2005

Mohamed est persuadé que l’avenir dépend de l’assiduité de ses enfants à poursuivre leurs études. Refusant de voir l’extension de la colonie voisine, il réussit à préserver au sein de sa famille une relative harmonie. Quand soudain, l’irruption de l’armée israélienne  vient briser ce quotidien.

Sous la menace, la famille apprend les nouvelles règles de l’occupant : une zone A, le salon, recevra la famille, la zone B, soit tout le rez-de-chaussée, ne peut être empruntée que sur autorisation alors que la zone C, zone militaire, est réservée aux soldats. S’engage alors une impossible cohabitation, partie périlleuse d’un jeu de cache-cache où l’on se terre dans les placards pour voir à quoi ressemble l’ennemi.

2005 – 21 min
Réalisation-scénario: Sameh Zoabi
Production: Méroé films, France
3ème prix de la sélection Cinéfondation à Cannes, 2005

Un père et son jeune fils sont en route pour Nazareth. Ils viennent d’assister aux funérailles de l’oncle. Le père est tranquille, sa voiture porte des plaques jaunes israéliennes. A la radio, des musiques orientales. Le garçon, assis sur la banquette arrière de la voiture, ne cesse de poser des questions sur le rapport de son père avec les Israéliens. Le ton monte.

image du film Retour à Haïfa

Retour à Haïfa
عائد إلى حيفا

Kassem Hawal
1982 — 92 min.
Fiction

Scénario: Kassem Hawal
Interprétation: Christine Schorn, Munther Hilmi, Salim Mousa, Jamal Suleiman, Ali Fawzi
Production: Al Ard Film, Palestine
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VO (sous-titré français)
Première suisse

«  Au matin du 23 août 1981, tout était prêt, et comme par miracle, le port de Tripoli s’est mis à ressembler à celui d’Haifa en 1948. »

Kassem Hawal a adapté pour le cinéma la nouvelle de l’écrivain palestinien Ghassan Kanafani, Retour à Haïfa.

C’est l’histoire de Safia et de Saïd, pris dans l’attaque de la ville d’Haïfa par les forces israéliennes en 1948, paniqués, séparés, forcés d’abandonner leur fils de 5 mois, Khaldoun, alors qu’ils sont expulsés de la ville. Vingt ans plus tard, l’occupant israélien autorise des familles palestiniennes à visiter leur lieu d’origine. Safia et Saïd se rendent devant leur maison à Haifa dans l’espoir de voir leur fils.

Ils découvrent que Khaldoun s’appelle désormais Dov et qu’il a été adopté par des immigrés juifs installés là en 1948. Il vient d’être enrôlé dans l’armée israélienne.

Le film reproduit fidèlement les questions de l’écrivain : Qui est la vraie mère? Qui est le vrai père? Une patrie, c’est quoi? A qui appartient-elle? Et enfin, par quel chemin retourne-t-on à Haïfa?

Return to Haifa est souvent cité comme le premier film palestinien de fiction, bien que le réalisateur ne soit pas réellement palestinien. Le film s’est réalisé avec la collaboration des Palestiniens des camps de réfugiés du nord-Liban. Pour la seule scène de l’exode, l’équipe a pu compter sur 4.000 figurants, des centaines d’habits traditionnels conservés, des vieilles voitures et des dizaines de bateaux de pêche prêtés par les pêcheurs libanais.

image du film Rêves d’exil

Rêves d’exil
أحلام المنفى

Mai Masri
2001 — 56 min.
Documentaire

Production : Mai Masri et Jean Chamoun
Premier prix du festival du film de femmes de Turin, Premier prix de la Biennale des cinémas arabes de Paris

Mona, 13 ans est née et habite dans le camp de réfugiés palestinien de Chatila à Beyrouth. Elle correspond régulièrement avec Manar, 14 ans, qui elle, est née et a grandi dans le camp de Dheisheh à Bethlehem. Bien qu’elles ne se soient jamais rencontrées, nait une amitié entre les deux adolescentes qui partagent le même rêve : le retour.

Lorsque l’armée israélienne se retire du Sud-Liban, en mai 2000, après 22 ans d’occupation militaire, Mona, Manar et des dizaines d’autres réfugiés, se rencontrent pour la première fois à la frontière libano-israélienne. Une frontière de barbelés, qui les rapproche, mais qui est toujours aussi infranchissable. Déjà, la deuxième Intifada est sur le point d’éclater.

A travers leurs récits, les adolescentes apportent un témoignage émouvant sur l’ exil des nouvelles générations de réfugiés, et sur leur incroyable capacité à espérer.

image du film Roshmia

Roshmia
روشميا

Salim Abu Jabal
Documentaire

2014 – 70 min
Réalisation et scénario: Salim Abu Jabal
Production: Salim Abu Jabal, May Odeh, Ryiad Deis
Prix du jury, Festival International du film de Dubai – 2014
Grand Prix du Documentaire, Tétouan, Festival International de Cinéma Méditerranéen – 2015

A 80 ans, Yousef Hassan et Amna Abu Fodeh vivent, tout seuls, dans une cabane en tôle à Roshmia, la dernière vallée naturelle à Haïfa. Ils sont là depuis 1965 et mènent ce qui semble être une vie de sérénité, avec leur jardin comme horizon, loin de l’agitation de la modernité. La vie demeure paisible à Roshmia jusqu’à ce que les autorités locales approuvent un nouveau projet de route, ordonnant de confisquer la terre, de démolir la cabane et de jeter dehors ses habitants.

Un ami du couple tente d’obtenir une indemnisation de la municipalité. Mais Yousef ne veut pas devoir encore une fois partir de sa maison, il veut continuer à mener sa vie ici, dans ce qui est pour lui le bonheur et le confort. La tension grandit entre les trois. Et malgré le désespoir qu’ils ressentent tous les deux à l’idée d’être expulsés, Yousef et Amna sont sur le point d’aller sur des chemins différents.

image du film Route 60

Route 60
شارع ٦٠

Alaa Ashkar
2013 — 74 min.
Documentaire

Production, distribution: Freebird Films, France, Palestine
avec financement participatif

 

Un itinéraire au-delà des frontières, un périple poétique dans la vie quotidienne des PalestinienNEs en Cisjordanie, à la rencontre de rêves et de passions, d’espoir et de désespoir.

« Pour la première fois de ma vie de Palestinien citoyen d’Israël, je suis parti pour vivre l’expérience de l’occupation, bien loin des clichés que j’en avais, à la rencontre de cette part de mon identité qui, tout au long de ma jeunesse, fut dénaturée ».

Pour cela, il nous conduit sur la Route 60 qui traverse du nord au sud la Cisjordanie et nous fait partager ses rencontres. Aux PalestinienNEs d’Hébron, de Bethléem, de Ramallah, de la vallée du Jourdain ou du camp de réfugiés de Balata à Naplouse, il leur demande quels sont leurs rêves, leurs ambitions et pose cette simple question : « Pour toi, l’occupation c’est quoi ? »

image du film Shujayya

Shujayya
شجاعية

Mohammed Almughanni
2015 — 21 min.
Documentaire

Production: École Nationale de cinéma de Lodz, Pologne, Palestine

Prix du Meilleur documentaire au Festival de films « Résistance » à Téhéran (2016)
Grand prix du Festival de l’École Nationale du cinéma de Lodz

 

A Shujayya, quartier de Gaza violemment bombardé en 2014, la vie d’une famille heureuse et unie est complètement bouleversée. Les bombes brisent les maisons, les corps et les familles …

image du film Sous le ciel

Sous le ciel
تحت السما

Ramzi Maqdisi
Documentaire

2012 – 45 min
Musique : Reem Thalami, Habib Shehadeh, Marcel Khalifé
Production : Qudsartfilms

Peut-on imaginer pouvoir vivre dans la maison familiale ou aller rendre visite à sa fille malade lorsque la malchance vous a fait naître Palestinien sous occupation militaire?

Ribhi Aweini, 57 ans, originaire de Battir, village proche de Bethlehem, ne possède pas l’autorisation d’habiter Jérusalem, où vit sa femme. A chaque instant et à tout moment il risque d’y être arrêté. Tout comme lorsqu’il rend visite à sa fille à Battir. Chaque semaine, à pied, il parcourt ce périlleux trajet.

Nayef Costeo, 37 ans, vivait avec sa femme et ses trois enfants dans une seule pièce, à Jérusalem. Il a décidé d’agrandir son logement. Le règlement israélien le lui interdit. Il reçoit l’ordre de démolir. Il vit depuis dans un logement… sans toit.

image du film Speed Sisters

Speed Sisters
أخوات السرعة

Amber Fares
2015 — 80 min.
Documentaire

Avec Marah, Betty, Mona, Noor, Maysoon
Production: USA, Palestine, GB, Danemark, Qatar, Canada

Cinq femmes palestiniennes, cinq pilotes de course automobile, comment est-ce possible en Palestine ! Un rêve surprenant dans un contexte pour le moins inédit.

Les Speed Sisters sont la première équipe de course automobile entièrement féminine, au Moyen-Orient. Elles défraient la chronique sur des pistes de course improvisées entre checkpoints, blocs de béton, et terrain d’entraînement militaire. Les courses offrent une pause bienvenue dans les pressions et incertitudes de l’occupation militaire israélienne.

Ces cinq femmes se sont vite frayé un chemin dans un monde sans concession, dominé par les hommes. Tissant des liens entre elles, aussi bien sur les pistes qu’en dehors, chacune naviguant entre amour, religion et pressions familiales, les Speed Sisters nous emportent dans un surprenant voyage au volant de leur voiture si bichonnée, entre Ramallah et Jénine, entre la famille aisée de Betty et la famille modeste de Marah, qui a tant sacrifié pour la soutenir.

« Souvent la situation en Palestine semble sans espoir, mais à travers les yeux des Speed sisters j’ai découvert la magie de la Palestine. Et j’ai voulu que le public expérimente cela aussi. »

image du film Standstill

Standstill
جمود

Majdi El-Omari
2015 — 105 min.
Fiction

Interprétation: Atewena:ron David Deerhouse, Meissoon Azzaria, Iohahi:io Curotte
Production: Madji El-Omari, Téléfilm Canada, Conseil des Arts et des Lettres du Québec

VO (sous-titré français)
Première suisse

Après la crise politique dans la réserve Mohawk de Kanesatake au Québec, Arihote, photographe de guerre à ses heures, et son épouse se séparent, sa vie s’enlise. Tandis qu’il tente de venir en aide à son fils qui a commis un délit, il est indirectement témoin du meurtre d’un voisin, tué par Wedad, une réfugiée palestinienne. Redoutant les conséquences d’une enquête de police, il aide Wedad à quitter les lieux.

Puis Arihote commence à reconstruire sa relation avec son fils et s’efforce d’apprivoiser les sentiments qu’il éprouve après le départ de sa femme et le suicide de son père. Il s’étonne de voir son envie de vivre ranimée par Wedad. La rencontre fortuite entre Arihote et Wedad fait dévier le cours de leurs existences respectives.

Dans leurs efforts pour avancer, ils se heurtent à des forces culturelles et politiques. Le réconfort qu’ils puisent dans les liens qu’ils tissent entre eux pourrait bien constituer le premier pas qui les libérera de leur inertie.

« Dans Standstill, je me concentre sur les personnages qui tentent de progresser comme individu, et sur leurs choix face aux forces politiques et culturelles. L’aliénation, la communication, l’inertie imposée, l’identité culturelle et la lutte politique – autant de thèmes qui s’entrecroisent et s’entrechoquent dans cette histoire. »

image du film Terre de l’histoire

Terre de l’histoire
أرض الحكاية

Rashid Masharawi
2002 — 52 min.
Documentaire

Production : CinéPal Films

Dans la vieille ville de Jérusalem se trouve la boutique d’Elia, photographe arménien comme son père, et comme son fils. Elia commente pour Rashid Masharawi accoudé à son comptoir, l’histoire de cette ville dont témoignent les centaines de photos prises par son père depuis le mandat britannique (1920-1947) jusqu’à la guerre des Six jours de 1967. Dans l’atmosphère noir/ blanc des photos d’antan, on entre par la porte de Damas devant laquelle stationnaient des voitures. On revoit le quartier marocain, détruit au lendemain de la prise de la ville en 1967. On s’assied devant une assiette d’humus. On découvre les collines désertiques autour de la Jérusalem entourée de ses murailles,… Un voyage dans l’Histoire qui glisse dans l’univers coloré de la Jérusalem d’aujourd’hui en suivant Jihad et sa charrette, seul moyen de transport de marchandises dans les ruelles de la vieille ville.

Les Palestiniens qui habitent depuis des générations ici, résistent tant bien que mal dans les murs humides de leur maison et face au harcèlement des colons israéliens.

«Ils ont donné à mon père un chèque en lui disant d’inscrire la somme qu’il voulait pour quitter la maison».

«Jérusalem est dans mes veines. C’est absolument impossible que je l’abandonne. Je la quitterais pour aller où?»

image du film The Idol

The Idol
يا طير الطّاير

Hany Abu Assad
2015 — 100 min.
Fiction

Scénario: Hany Abu Assad,Sameh Zoabi
Interprétation: Qais Atallah, Hiba Atallah, Ahmed Qassim, Abdelkarim Abu Baraka, Tawfeek Barhom, Ashraf Barhoum, Ali Suliman, Nadine Labaki
Production: GB, Hollande, Palestine, Qatar, EAU

Asia Pacific Screen, Awards 2015, UNESCO Award

The Idol c’est l’incroyable histoire de ce gamin, Mohammed, qui rêve de chanter à l’Opéra du Caire et que le monde entier entende sa voix. Il voit une chance de devenir l’idole du monde arabe s’il se présente à la sélection de l’émission très populaire dans la région, « Arab Idol 2013 ». Mais entre son camp de réfugiés de la bande de Gaza et Le Caire, il va devoir braver le blocus israélien. Puis la responsabilité de devenir l’espoir de tout un peuple.

Dans la vraie histoire qui a inspiré ce film, après sa victoire, Mohammed Assaf sera nommé par l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNWRA) premier ambassadeur de bonne volonté de la jeunesse dans la région. Dans la rue, à Jérusalem, le soir de la victoire : « Mohammed assaf, c’est une fierté pour tous les Palestiniens! Il vient d’un endroit où les conditions de vie sont si difficiles, il est un modèle pour tous les jeunes ici qui veulent évoluer, montrer qu’ils existent. On chante pour la paix, pour notre terre, on chante pour nous »

image du film The Living of the Pigeons

The Living of the Pigeons
قوت الحمام

Baha Abu Shanab
2015 — 16 min.
Documentaire

Scénario, montage: Baha Abu Shanab
Production : Dar al-Kalima University-College of Arts & Culture, Palestine, 2016

VO (sous-titré français)
Première suisse

2h du mat : Checkpoint 300, pour franchir le Mur entre Bethléem et Jérusalem, quelques hommes arrivent en silence. Ils vont travailler en Israël.
4h : Un fleuve humain avance, certains étouffent, prêts à renoncer. Kawa! Kawa! Kawa! « Pour acheter du pain sans rien devoir à personne. Une vie d’humiliation 6 jours sur 7».
6h : Le jour est levé, le checkpoint s’est vidé. Ils rentreront à 17h.

Scénario: Rami Alayan
Interprétation: Adeeb Safadi (Saleem), Sivane Kretchner (Sarah), Ishai Golan (David), Maisa Abd Elhadi (Bisan)
Production: PalCine Productions, Palestine – Co-produit par KeyFilm (P-B), Monofilms (Mexique), Manderley Films (All)

VO (sous-titré français)

Sarah est patronne d’un café à Jérusalem Ouest. Saleem vit à Jérusalem Est et travaille comme livreur. Dans Jérusalem divisée, la liaison extra-conjugale d’un Palestinien et d’une Israélienne prend une dangereuse dimension politique lorsque ceux-ci sont repérés au mauvais endroit, au mauvais moment. Sarah et Saleem se retrouvent pris au piège de la machine de l’occupation et des pressions sociales et politiques.

« Avec mon frère Rami, scénariste du film, nous voulions nous éloigner de ce cinéma et autres formes d’art qui créent des récits idéalisés sur le rapprochement des Palestiniens et des Israéliens, ignorant trop souvent la réalité qui sépare les gens et le système de l’occupation qui les broie. Jérusalem est un personnage à part entière, avec ses discriminations entre communautés, ses disparités socio-économiques, ses contradictions culturelles, qui ont toutes des conséquences sur la vie des personnages ».

image du film The Trial

The Trial

Aissa Deebi
2013 — 15 min.
Table ronde

Installation vidéo de Aissa Deebi

Interprétation: Saleh Bakri, Amer Helehel, Hana Hello
Casting: Basel Tannous, Camera: Naiem Abu Tyaeah
Produit pour le Pavillon palestinien à la 55e Biennale de Venise

VO (sous-titré français)

Cette installation vidéo à deux canaux est une reconstitution en anglais du célèbre discours prononcé par Daoud Turki, révolutionnaire et poète arabe israélien, lors de son procès en 1973. Cette figure marxiste, leader du parti de gauche arabo-juif, « le Front Rouge », avait proclamé sa solidarité avec « tous les travailleurs, les paysans et les personnes persécutés de la société israélienne », critiquant ainsi le sionisme responsable d’opposer les Juifs aux Arabes. Il avait été condamné à 17 ans de prison pour « trahison » de l’État d’Israël. Son procès fait partie de l’histoire nationale palestinienne.

En tirant directement son titre du roman Le Procès de Franz Kafka, l’artiste palestinien, Aissa Deebi souhaite mettre en évidence la même absurdité dans le cas de Turki à Haifa que dans celui de Joseph K. à Prague

La projection est suivit d’un débat :

Art et politique à travers les cinémas des réalisateurs-réalisatrices palestinien.ne.s

  • Comment, depuis les Accords d’Oslo en 1993, l’Autorité palestinienne a évolué dans ses relations avec les artistes et le cinéma?
  • Quel espace pour les récits filmiques indépendants par rapport aux récits hégémoniques?
  • Comment les cinéastes palestinien.ne.s de Cisjordanie, de Gaza et d’Israël, ainsi que ceux de la diaspora, peuvent-ils contribuer à structurer
  • une vision future du cinéma palestinien
  • Un.e artiste palestinien.ne doit-il/elle s’expatrier ou rester pour réaliser son travail?

Avec la participation de nos invité.e.s, Mohammed Alatar, Rifat Audeh, Saleh Bakri, et Sahera Dirbas.
Modération : Aissa Deebi

Réalisation, scénario, montage, production: Rifat Audeh
Camera Srdjan Stojiljkovic, Rifat Audeh, Mohammed Salamin, Jehad Kheir

Prix du public, Al Ard Documentary Film Festival, Italie, 2018.
Prix «International Eye», Festival international du film sur les droits humains, Bolivie, 2018

VO (sous-titré français)
Première suisse.

Le 31 mai 2010, les 580 passagers embarqués à bord du Mavi Marmara – bateau humanitaire turc de la « flottille de la liberté » partie pour tenter de rompre le blocus de Gaza – ont subi l’attaque des forces militaires israéliennes.
Bilan dramatique : dix morts et des dizaines de blessés. Des commandos ont donné l’assaut au navire en pleine nuit, par voie aérienne et maritime, et ont ouvert le feu sur les militants pacifiques non armés qui tentaient de se défendre avec des moyens dérisoires.

Rifat Audeh est à bord du bateau. Il tourne des séquences avant et pendant l’attaque, images qu’il a pu soustraire aux fouilles des autorités israéliennes lorsque le navire a été dérouté sur Ashdod et que les passagers ont été arrêtés. A ces images vécues, il ajoute une analyse de la couverture médiatique de l’évènement. Preuves à l’appui, il dénonce la version mensongère de l’attaque, diffusée par Israël et reprise par d’autres médias.

image du film They Do Not Exist

They Do Not Exist
ليس لهم وجود

Mustafa Abu Ali
1974 — 24 min.
Documentaire

Production: Palestine Cinema Institute

Prix d’honneur, festival du film de Leipzig (1974); Premier prix de l’Arab Critics Union, festival de Carthage-Tunis (1978); Prix pour l’ensemble de son œuvre, festival d’Ismailia-Egypte (2003)

VO (sous-titré français)
En présence de Khadijeh Habashneh

« Qui sont les Palestiniens? Je ne connais personne de ce nom. Ils n’existent pas. ». Golda Meir (1969)

Réalisé par l’un des fondateurs du cinéma révolutionnaire palestinien, ce film sonne comme une ironique riposte en images à cette célèbre provocation de Golda Meir.

Expérimentant un nouveau langage fait d’images documentaires, de discours politiques et de séquences musicales, le réalisateur dirige sa caméra au cœur du camp de réfugiés de Nabatiyeh, au sud Liban, détruit en 1974 par les bombardements israéliens. Par la musique, il indique clairement que l’histoire de la Palestine est celle d’une civilisation qui en conquiert une autre : Bach accompagne les bombardements, la musique orientale les scènes de la vie ordinaire des camps.

Un grand classique du cinéma révolutionnaire palestinien.

« Le problème c’est que si les Palestiniens n’existent pas, alors diable, qui bombardent-ils ? Des fantômes ? ! ».

Scénario : Omar Robert Hamilton
Interprétation : Kais Nashif, Salwa Nakkara, Hussam Ghosheh, Maya Abu Alhayyat
Production : Louis Lewarne – Idioms Film
Meilleur court métrage européen au Festival du film interna- tional de Rotterdam 2013 / meilleur court métrage du monde arabe au festival du film d’Abu Dhabi 2013

Un homme rentre en Palestine après avoir vécu plusieurs années aux Etats-Unis. A son arrivée, il se remémore le dilemme qu’il avait dû affronter des années auparavant: fallait-il quitter sa terre, abandonner son frère en danger et partir pour un exil qui offrirait un meilleur avenir à son futur enfant ? Un enchainement d’images, d’archives et de dialogues intimes entremêlant passé et présent, qui questionne l’identité et l’attachement à cette terre palestinienne.

2009 – 30 min
Réalisation-scénario: Abdallah Al-Ghoul
Prix Muhr, mention spéciale documentaire 8ème Festival International du Film de Dubaï 2010.

Tourné au cours de l’été 2009 à Gaza, Ticket from Azrael suit de jeunes Palestiniens dans leurs efforts pour creuser un tunnel de la ville frontalière de Rafah vers l’Egypte. Munis d’outils archaïques, ils savent qu’ils prennent d’énormes risques en défiant le sable mou du désert. Mais ces tunnels sont leur unique moyen pour s’approvisionner en denrées de base.

image du film Ticket pour Jérusalem

Ticket pour Jérusalem
تذكرة إلى القدس

Rashid Masharawi
2012 — 90 min.
Fiction

Scénario: Rashid Masharawi
Image: Baudouin Koenig
Production: Peter Van Vogelpoel, Rashid Masharawi
Interprétation: Ghassan Abbass, Areen Omary
Prix du Public – Festival Tout Écran, Genève 2002 Grand Prix – Cinéma Méditerranéen, Bruxelles 2002

Jaber et Sana vivent dans un camp de réfugiés près de Ramallah. Jaber a mis sur pied un cinéma itinérant pour le bonheur des petits et des grands, tandis que Sana travaille au Croissant-Rouge. Cependant, du fait des tensions croissantes dans les Territoires Occupés par Israël, Jaber a de plus en plus de mal à circuler. Il se laisse pourtant convaincre d’organiser une projection pour une école de la vieille ville de Jérusalem.

Le réalisateur Rashid Masharawi présente Ticket pour Jérusalem comme un documentaire-fiction. Cela définit parfaitement son film, dans lequel la plupart des personnages jouent leur propre rôle. Seuls les rôles principaux, Jaber et Sana, sont joués par des professionnels. Lorsqu’un barrage bloque un axe routier, cela concerne aussi bien les personnages que l’équipe du tournage. Lefilm offre une vision privilégiée de la vie quotidienne en Palestine occupée. Selon les circonstances, Ticket pour Jérusalem est une fiction qui tourne au documentaire.

image du film To my Father

To my Father
إلى أبي

Abdel Salam Shehadeh
2008 — 52 min.
Documentaire

Musique: Auda Altorjomani
Production: Ramattan News Agency (Palestine ) Abdelrahman Hussein

VO (sous-titré français)
Première suisse, en présence du réalisateur

« Il était un temps où les filles étaient plus jolies, où leurs yeux étaient de toutes les couleurs, sans aucune couleur. Qu’est-ce qui est différent aujourd’hui, la caméra ou les yeux ? »

Cet hommage poétique d’Abdel Salam Shehadeh s’adresse aux photographes des années 50 à 70 à Gaza.

Tourné en grande partie dans le camp de réfugiés de Rafah, To my father est une magnifique introspection dans 50 ans d’histoire des Palestiniens et des Arabes à travers la photo et la voix des photographes. Les photographies en noir et blanc trônent dans le salon, objets de vénération familiale et documents de mémoire, elles fixent les jours heureux, les mariages, les cérémonies de diplômes, la beauté des filles, les copains sur la plage…

Mais la réalité de Gaza change tout à coup. Dès 1967, le photographe devient reporter de guerre, la caméra témoigne pour l’extérieur. Les gens ont peur car la photo est devenue instrument d’identification et de contrôle.

« Ici, une photo n’est pas juste une photo : elle donne vie à l’histoire. »

 

image du film Trip along Exodus

Trip along Exodus
رحلة في الرحيل

Hind Shoufani
2015 — 120 min.
Documentaire

Scénario: Hind Shoufani
Production: Liban, Syrie, Palestine

Le film revient sur 70 ans de politique palestinienne à travers la vie du Dr Elias Shoufani, l’un des leaders de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), universitaire, auteur de 25 livres et intellectuel de gauche. Au sein du Fatah, il fut pendant 20 ans un des principaux critiques de Yasser Arafat. Il est aussi le père de Hind Shoufani, la réalisatrice.

« Pendant mon enfance entre Beyrouth, Damas et Amman, je ne savais presque rien de ce qui occupait si intensivement mon mystérieux père. On avait des gardes du corps, des armes à la maison et dans la voiture, on nous escortait partout… au lieu d’avoir une vie familiale et sociale normale. Le travail de mon père a causé une peine immense à tous ceux qui l’aimaient, et je voulais comprendre qu’est ce qui pousse des révolutionnaires à faire un tel sacrifice ».

2008 – 4 min
Réalisation et scénario: Hany Abu Assad

Trois gamins rêvent de tourner un western, avec pistolet, lasso et monture. Ils se postent devant l’interphone de la porte d’une villa, espérant que la caméra filmera leur mise en scène. Mais la matrone surgit et les fait dégager. Comment enregistrer leur histoire? Peu importe, ils savent où trouver une autre caméra.

Durant quatre délicieuses minutes, Un garçon, un mur et un âne nous rappelle la fraîcheur et l’innocence de l’enfance, même dans un contexte de guerre. L’humour est au rendez-vous.

image du film Villagers

Villagers
قرويّون

Nidal Badarny
2014 — 11 min.
Fiction

Avec Tarik Kopty, Hanna Shammas, Shaden Kanboura, May Jabareen, Hussein Khalifeh
Production: El Manshar, Art&Production, Palestine

VO (sous-titré français)
Première suisse

Une équipe de tournage malchanceuse, une voiture qui refuse de démarrer, le Mur de la honte dessiné sur une banderole avec les mots Free Palestine, et un vieux paysan qui prend le rôle d’un acteur. Voilà les ingrédients d’une histoire tragi-comique. En définitive, une histoire absurde, comme nous apparaît ce morceau de terre…

image du film Visitation

Visitation
زيارة

Noor Abu Ghaniah
2017 — 12 min.
Documentaire

VO (sous-titré français)
Première européenne

Souffrance des parents des prisonniers et prisonnières palestinienne.s, contraints d’obtenir le droit d’entrer en Israël pour un voyage infernal jusqu’aux prisons de l’occupant.

Avant le lever du soleil, les familles rejoignent les bus affrétés par le CICR, seul moyen pour rendre visite à leurs proches. Le voyage est incertain, on ne sait jamais si le bus passera tous les checkpoints, si les permis d’entrée en Israël et les autorisations de l’administration pénitentiaire seront acceptés, si on va arriver avant la fin des heures de parloir ou si elles n’ont pas été changées. Mais être dans le bus c’est déjà se rapprocher des êtres aimés.

image du film Wajib

Wajib
واجب

Annemarie Jacir
2017 — 97 min.
Fiction

Scénario: Annemarie Jacir
Interprétation: Mohammad Bakri, Saleh Bakri
Production: Ossama Bawardi, Palestine

Prix du meilleur film, meilleurs acteurs, Dubai International Film Festival, 2017
Mention spéciale du Jury, London BFI Film Festival, 2017

VO (sous-titré français)

Abu Shadi, 65 ans, professeur à Nazareth, vit depuis longtemps seul. Sa femme réside aux États-Unis et son fils Shadi, contraint à l’exil pour des raisons politiques, poursuit une carrière d’architecte à Rome. Dans quelques jours Amal, sa fille, va convoler. C’est l’occasion pour le père et le fils de se retrouver. Ensemble, ils se rendent chez les voisins, les proches et les amis pour leur remettre de main à main les invitations comme l’exige la tradition, le Wajib.

Tandis que les visites s’enchaînent, occasions d’évoquer le passé et le présent, le père et le fils se confrontent : la tension monte, les griefs, les ressentiments et les blessures ressurgissent, leurs divergences s’expriment.

Le film sera suivi d’une discussion avec l’acteur Saleh Bakri

image du film When I Saw You

When I Saw You
لما شفتك

Annemarie Jacir
2012 — 97 min.
Fiction

Scénario et réalisation : Annemarie Jacir
Interprétation : Mahmoud Asfa, Ruba Blal, Saleh Bakri, Firas W. Taybeh, Ali Elayan
Production : Ossama Bawardi, Philistine Films
Prix du meilleur film asiatique à la Berlinale 2013
Prix du meilleur film arabe au Festival d’Abu Dhabi 2012

« Si vous êtes partis à pied, pourquoi vous ne pouvez pas revenir en marchant ? »

En 1967, comme des milliers d’autres Palestiniens qui affluent aux frontières, Tarek, 11 ans, se retrouve avec sa mère Ghaydaa, dans un camp « temporaire » de réfugiés de l’autre côté de la frontière en Jordanie. Il déteste cet endroit et n’a qu’une idée en tête: retrouver sa maison, ses amis et surtout son père, dont sa mère et lui n’ont plus de nouvelles depuis leur départ. Il ne comprend pas pourquoi il ne peut pas rentrer. A son grand désespoir, il entend une vieille dame raconter qu’elle attend ici depuis …1948

Un beau jour, il décide de partir seul. Sur le chemin, il tombe sur un camp de feddayin, des combattants palestiniens qui s’entrainent. Un nouvel espoir naît pour Tarek.

image du film Zahra

Zahra
زهرة

Mohammed Bakri
2009 — 63 min.
Documentaire

Production: Mohammed Bakri, Carole Zabar
Palestine

Zahra est la tante de Mohammed Bakri, une femme de 80 ans dont il nous raconte le destin, commun à bien des femmes de cette génération. Zahra a épousé son cousin Hassan. En 1948, son mari est mis en prison par les autorités israéliennes.
Zahra fuit alors leur village d’Al Bana en Galilée, avec ses deux petits enfants, pour le Liban. Elle revient secrètement au village. Son mari est libéré, mais il meurt prématurément. Elle va donc se débrouiller pour élever seule ses dix enfants.

Au fur et à mesure que Zahra raconte, nous nous retrouvons face à l’établissement violent de l’État d’Israël, ainsi qu’à la transformation radicale de la société palestinienne, devenue minorité dans sa propre patrie.

Mohammed Bakri appartient à cette génération qui n’a aucun souvenir personnel de 1948 mais qui œuvre pour que chaque jeune vivant en Israël, juif ou palestinien, comprenne la souffrance des déplacés de la Nakba.

image du film Zinco

Zinco
زينكو

Serene Husni
2013 — 21 min.
Documentaire

Prix du public du meilleur documentaire, Festival du film franco-arabe, Amman, 2014

VO (sous-titré français)

Zinco relate l’évolution des matériaux utilisés pour la construction des maisons du camp de réfugiés palestiniens de Al Talbieh en Jordanie, de l’exil de 1967 à aujourd’hui. La « tôle ondulée » devient la métaphore de la précarité, du temporaire, de la transition, mais aussi de l’aspiration universelle à un foyer.

Serene Husni associe les étapes de construction des maisons aux vécus des habitantes, entre réalité et espoir, exil et retour.

« Je voulais montrer la force des réfugiés qui se battent pour obtenir le droit de vivre dans un espace urbanisé, pour l’eau, l’électricité, des lieux publics, voir le soleil… Je ne pense pas qu’ils sont des victimes sans espoir. »

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