Larissa Sansour

«Si nation veut dire une ‘communauté imaginée’, comment en imaginer une, face à un projet de déplacement forcé et de morcellement, qui raye tous les repères de la mémoire, et surtout le territoire sur lequel l’imagination se fonde?»
L’œuvre de Larissa Sansour, photographe et artiste video palestinienne, ne cesse de revisiter cette question.
Elle est née à Jérusalem et a étudié l’art à Copenhague, Londres et New York. Elle vit actuellement à Londres. Ses oeuvres sont exposées dans le monde entier: galeries, musées, festivals, revues d’art.

Larissa Sansour a déjà emmené les spectateurs de PFC’E dans les deux premiers volets de sa trilogie sur la mémoire et l’identité nationale : Un exil dans l’espace (2009), où elle reprend l’icône de l’astronaute américain Armstrong pour dessiner une utopie: «Un petit pas pour un Palestinien, un bond de géant pour l’humanité.» Puis Nation Estate (2012), qui imagine l’Etat palestinien réduit à un gratte-ciel et où chaque ville est confinée à un seul étage. Le Dôme du Rocher, la clé, le keffieh, les robes brodées, l’olivier, sont devenus des objets de musée.

Cette année, PFC’E présente le dernier épisode de la trilogie, In the Future They Ate from the Finest Porcelain (2015) et a la chance de pouvoir aussi projeter le tout dernier film de Larissa Sansour, découvert au festival de Locarno cet été : In Vitro (2019).